À quoi servent les partis politiques municipaux?

23 octobre 2017

( mise à jour : 11 octobre 2020 )

Alors que les campagnes électorales municipales battent leur plein au Québec, une question se pose : à quoi servent les partis politiques municipaux? La professeure Sandra Breux du Centre Urbanisation Culture Société de l’INRS et directrice du laboratoire sur les élections locales (LABEL) met en lumière leur importance dans une bande dessinée illustrée par Saturnome, en favorisant entre autres la participation électorale et le renouvellement de la classe politique. 
Dans cette bande dessinée publiée sur le site du LABEL, on y apprend qu’il existe peu de partis politiques municipaux au Canada, contrairement aux pays européens, et qu’ils n’ont pas de lien direct avec les formations politiques au provincial et au fédéral. On y apprend aussi que la présence de tels partis aide les candidats à se faire connaître des électeurs et à faire sortir le vote, en plus de permettre l’existence d’une opposition structurée. « Sans formation politique, il est difficile pour un électeur d’avoir des informations pertinentes pour juger le mandat des candidats sortants », explique l’un des personnages.
Les révélations sur des partis politiques en amènent plusieurs à remettre en cause leur utilité alors qu’on devrait plutôt repenser la nature, le fonctionnement et le financement des partis municipaux, puisque que « sans formations politiques, l’accès au statut de candidat serait encore plus difficile pour les femmes et les membres des communautés culturelles que pour ceux qui ne peuvent financer par eux-mêmes leur campagne électorale ».
Dirigé par la professeure Sandra Breux, le laboratoire sur les élections locales a un double objectif, soit collecter, centraliser et uniformiser un ensemble de données sur les élections municipales à l’échelle canadienne, et affiner les connaissances sur la participation électorale municipale. Les membres de l’équipe ont réalisé des travaux sur la participation électorale, le vote par Internet, la participation électorale et la santé, l’imputabilité et la réactivité ainsi que la compétition politique locale.