Hommage au professeur Benoît Godin

12 janvier 2021 | Sophie Laberge

Mise à jour : 14 janvier 2021

L’Institut national de la recherche scientifique (INRS) a appris avec regret le décès de monsieur Benoît Godin, professeur au Centre Urbanisation Culture Société (UCS).

Le professeur Benoît Godin. Photo : Christian Fleury

Chercheur de renommée internationale, Benoît Godin était reconnu pour ses travaux uniques et originaux sur l’histoire des statistiques. Titulaire d’une maîtrise en science politique de l’Université Laval (1984), puis d’un doctorat au Science Policy Research Unit (SPRU) de l’Université de Sussex (Grande-Bretagne, 1994), c’est le 1er février 1993 qu’il commence sa carrière de professeur à l’INRS.

« Le professeur Godin aurait complété 28 ans de carrière au cours des prochains jours, a mentionné Hélène Belleau, professeure et directrice du centre UCS. C’est toujours un choc de perdre un collègue et nous lui rendrons hommage sous peu. »


Ses travaux sur l’innovation

Spécialiste de l’histoire intellectuelle et conceptuelle de la science, de la technologie et de l’innovation, il a écrit plus d’une cinquantaine de textes sur la statistique de la science, de même que quelques monographies. Son plus récent ouvrage est d’ailleurs paru en 2020, sous le titre The Idea of Technological Innovation : A Brief Alternative History, aux éditions Edward Elgar.

Au fil de sa prolifique carrière, il s’est intéressé aux statistiques (sur la science, la technologie et l’innovation) et à l’histoire des sciences, avant de se consacrer plus particulièrement au thème de l’innovation (l’idée ou la théologie), au concept de recherche, ou encore à la culture des nombres. Deux autres ouvrages, publiés en 2017, L’innovation sous tension. Histoire d’un concept, paru aux Presses de l’Université Laval, et Models of Innovation : The History of an Idea, paru au MIT Press, comptent également parmi ses nombreux accomplissements.

« Benoît Godin était un vrai bon chercheur, a souligné Pierre J. Hamel, professeur associé à l’INRS, ami et collègue de monsieur Godin. Même après toutes ces années, il m’impressionnait encore. On le constatait aisément à la lecture de ses articles. Il était entièrement dévoué, totalement consacré à sa recherche. Sous un air parfois bourru, ce qu’il était certes, du moins en partie, il était un genre de moine-ermite des temps modernes, heureux de se remettre à son opus chaque matin. Mais c’était aussi un homme profondément gentil ; il m’en avait souvent donné la preuve. »

« Chercheur membre de la Chaire Fernand-Dumont sur la culture, Benoit participait avec attention à son développement scientifique. Il avait à cœur la Chaire et s’investissait très généreusement dans nos travaux, a ajouté le professeur et titulaire de la Chaire, Christian Poirier. J’ai apprécié son implication au fil des années et sa grande rigueur de chercheur. Son travail était soutenu sur le plan intellectuel et je pense que la communauté retiendra beaucoup de ses recherches sur l’innovation. C’est une perte importante pour nous ».

La communauté de l’INRS offre toutes ses condoléances aux proches, aux collègues et aux étudiantes et aux étudiants de monsieur Godin.

Merci Monsieur Godin, pour ces années consacrées à la recherche, à l’enseignement et à l’amélioration de la société québécoise dans son ensemble.