Le réseau LaserNetUS, dont fait partie l’INRS, reçoit 18 M$ du gouvernement américain

Publié par Sophie Laberge

28 octobre 2020

( mise à jour : 16 novembre 2020 )

Le département de l’Énergie des États-Unis vient d’annoncer un financement de 18 M$ pour l’important réseau LaserNetUS. Le montant sera réparti entre les dix institutions partenaires, dont le Laboratoire de sources femtosecondes (ALLS) de l’Institut national de la recherche scientifique (INRS), qui fait partie du réseau depuis 2019.

« Nous sommes très heureux de rejoindre le réseau américain, à titre d’installation laser canadienne, pour assurer le service auprès d’utilisateurs du monde entier. Grâce au soutien additionnel du ministère de l’Économie et de l’Innovation du Québec, le Laboratoire ALLS sera en mesure d’augmenter le nombre d’utilisateurs externes venant du Canada et de l’étranger, souligne François Légaré, responsable du laboratoire. Il était important pour nous de faire partie de ce réseau, puisqu’il nous donne accès à une communauté scientifique se rassemblant autour d’un même objectif : repousser les frontières de la recherche avec les lasers intenses et ultrarapides. De plus, cela va nous permettre d’offrir à nos étudiantes, à nos étudiants et à nos stagiaires postdoctoraux un contexte de recherche encore plus stimulant. »

Les 10 membres du réseau LaserNetUS
Les 10 membres du réseau LaserNetUS


Un accès pour les chercheuses, les chercheurs et la relève

Mis sur pied et financé par le Office of Office of Fusion Energy Sciences (FES) du Département de l’Énergie aux États-Unis, ce nouveau réseau a été créé dans le but d’améliorer de manière considérable l’accès à des lasers d’exception pour les chercheuses et les chercheurs et de contribuer à la recherche sur les lasers à haute intensité. En effet, ce programme prévoit 1 M$ pour le soutien aux utilisateurs, ce qui permettra de maintenir et d’étendre les activités de LaserNetUS pour les trois prochaines années.

« C’est un privilège de faire partie de ce réseau et un avantage pour l’INRS, précise Jean-Claude Kieffer, professeur et responsable scientifique du Laboratoire interaction laser-matière à haute intensité et applications. Cet investissement du gouvernement des États-Unis est certes une bonne nouvelle d’un point de vue financier, mais c’est aussi la reconnaissance de la qualité de nos installations, au Centre Énergie Matériaux Télécommunications. »

Le Laboratoire de sources femtosecondes (Advanced Laser Light Source Laboratory – ALLS) abrite le laser le plus puissant au Canada.

Le Laboratoire ALLS exploite une variété de lasers de haute intensité, dont le laser le plus puissant au Canada. Ses applications sont nombreuses, allant de la recherche fondamentale à la fabrication de pointe et la médecine.

Les lasers regroupés à l’intérieur du réseau LaserNetUS permettent de générer des faisceaux de particules uniques. Ces dernières sont utiles pour la recherche en physique des hautes énergies ou pour la production d’impulsions de rayons X intenses, ouvrant la voie à l’exploration de la matière sur des échelles de temps ultra-courtes.

Ces lasers sont aussi utilisés pour développer de nouvelles technologies, notamment des méthodes permettant de générer d’intenses impulsions de neutrons pour évaluer le vieillissement des pièces d’avion ou pour réaliser des soudures avancées.


À propos de LaserNetUS

Le département de l’Énergie aux États-Unis a mis en place, en 2018, un réseau de centres exploitant des lasers ultra-puissants, appelé LaserNetUS. À ce jour, plus de 200 scientifiques utilisateurs, dont plus de 100 étudiantes, étudiants, postdoctorantes et postdoctorants, ont participé à des expériences dans l’une de ces installations.

Les institutions membres de LaserNetUS sont l’Institut national de la recherche scientifique, la Colorado State University, le Lawrence Berkeley National Laboratory, le Lawrence Livermore National Laboratory, le SLAC National Accelerator Laboratory, la Ohio State University, l’University of Michigan, l’University of Nebraska-Lincoln, l’University of Rochester et l’University of Texas at Austin.

Le communiqué officiel est disponible (en anglais) sur le site du département de l’Énergie des États-Unis.