L’INRS se démarque avec trois projets financés par NanoQuébec

13 août 2012

( mise à jour : 17 septembre 2020 )


Trois des huit projets en nanotechnologie ayant franchi avec succès toutes les étapes du concours Amorçage de projets de recherche internationaux de NanoQuébec proviennent du Centre Énergie Matériaux Télécommunications de l’INRS et sont pilotés par les professeurs Mohamed Chaker, My Ali El Khakani et Federico Rosei. Réalisés avec des partenaires stratégiques français et japonais, ces projets d’une durée de deux ans visent non seulement à assurer des retombées scientifiques et économiques rapides dans les domaines de la micronanofabrication et de la synthèse de nanomatériaux, mais à établir des programmes de recherche internationaux favorisant le développement d’applications prometteuses en nanotechnologie.

 

La nanotechnologie au service de la téléphonie mobile…

Projet réalisé en collaboration avec le plus grand centre de micro et nanofabrication européen

La mise au point de matériaux aux propriétés nouvelles à base de nanocomposites pour les composants RF constitue un défi technologique de taille. Dans cette perspective, l’équipe du professeur Mohamed Chaker collabore avec une équipe du CEA-LETI – une composante de MINATEC –, dirigée par le chercheur Bernard Viala, dans le but de fabriquer une nouvelle classe d’antennes agiles miniaturisées à partir de matériaux nanocomposites alliant des propriétés magnétiques et ferroélectriques. Ces nouvelles antennes permettraient de répondre aux besoins futurs de la téléphonie mobile et de réseaux de capteurs.

 

 

… des nanomatériaux pour produire de l’énergie propre et durable…

Projet réalisé en collaboration avec une équipe de recherche japonaise (Nagano)

La conversion d’énergie solaire constitue la source d’énergie renouvelable la plus prometteuse et la plus respectueuse de l’environnement qui pourrait répondre aux besoins énergétiques croissants de l’humanité. Grâce à leurs propriétés optoélectroniques uniques, les nanotubes de carbone constituent le nanomatériau de choix pour absorber l’énergie solaire et la transformer en énergie électrique. Une équipe de l’INRS, dirigée par le professeur My Ali El Khakani, et de l’Institute of Carbon Science and Technology de l’Université Shinshu à Nagano conjuguent leurs expertises dans ce domaine d’avant-garde en vue d’exploiter le potentiel des nanotubes de carbone pour les futures générations des cellules solaires hautement performantes.

 

… et d’applications électroniques

Projet réalisé en collaboration avec une équipe de recherche japonaise (Tokyo)

Pour sa part, le professeur Federico Rosei vise à mettre au point une nouvelle famille de matériaux pour optimiser les performances du transistor électroluminescent organique (OLET) avec la collaboration de l’équipe du professeur Taishi Takenobu de l’Université Waseda à Tokyo et du professeur Dimitri Perepichka de l’Université McGill. Simple à intégrer, la technologie OLET présente plusieurs autres avantages comme la rapidité de commutation, une faible consommation d’énergie et une émission de lumière dans une plus large gamme de couleurs. Appelée à remplacer les technologies conventionnelles conçues à partir de dispositifs semi-conducteurs organiques, cette nouvelle technologie ouvre la voie à des applications inédites pour le laser pompé électriquement.

 

« Les subventions totalisant plus de 400 000 dollars versées par NanoQuébec permettront aux chercheurs de l’INRS de réaliser ces projets internationaux d’envergure. En plus de développer de nouvelles connaissances et savoir-faire, les professeurs du Centre Énergie Matériaux Télécommunications renforceront leurs collaborations avec des partenaires stratégiques et pourront mettre en commun leurs expertises de pointe en nanotechnologie, un domaine en plein essor », se réjouit le directeur scientifique de l’INRS, monsieur Alain Fournier. ♦