Regards sur la surqualification professionnelle

25 avril 2014

( mise à jour : 17 septembre 2020 )


Qu’entend-on par surqualification professionnelle? Qu’est-ce que la qualification aujourd’hui? Et quelle place y occupe le domaine et le niveau de diplomation? Ces questions sont au cœur du livre La surqualification au Québec et au Canada, publié sous la direction du professeur Mircea Vultur du Centre Urbanisation Culture Société de l’INRS. Paru aux Presses de l’Université Laval, ce livre a fait l’objet d’un lancement le 23 avril 2014 à l’occasion de la deuxième journée d’études sur la qualité de l’emploi. Ayant pour thème la surqualification professionnelle, cette activité était organisée par l’Institut de la statistique du Québec (ISQ), en collaboration avec le Centre Urbanisation Culture et Société de l’INRS.

Publié dans la collection « Sociologie contemporaine », le livre La surqualification au Québec et au Canada brosse un portrait détaillé de ce phénomène à la hausse depuis les vingt dernières années. En 2012, un tiers des travailleurs au Québec et au Canada possèdaient un niveau de formation qui dépasse celui normalement requis pour l’emploi occupé, une situation qui affecte surtout les jeunes travailleurs, les femmes et les immigrants.

Des spécialistes mettent en lumière les facteurs qui expliquent la surqualification, s’intéressent à diverses dimensions de la surqualification et suggèrent des pistes de réflexion pour améliorer l’adéquation entre la formation et le profil des emplois. Leurs analyses traitent aussi des aspects économiques et éthiques de la formation. Pour le professeur Mircea Vultur, La surqualification au Québec et au Canada propose un « dense matériel pour diagnostiquer, interpréter et mieux comprendre le phénomène de la surqualification, et de manière plus globale, le marché contemporain du travail dans les conditions où l’on attribue au capital humain un rôle de plus en plus important dans la croissance économique et dans le bien-être social ».

Quatre-vingts professionnels de divers milieux de l’éducation, des politiques publiques et du marché du travail ont participé au colloque et au lancement qui ont été un succès.  ♦

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