Un Québécois à la tête de l’Association canadienne des ressources hydriques

7 juillet 2011

( mise à jour : 31 août 2020 )


Le professeur André St-Hilaire du Centre Eau Terre Environnement de l’INRS a été élu président de l’Association canadienne des ressources hydriques (ACRH) pour une durée de 2 ans, à l’occasion de son 64e congrès annuel, qui a eu lieu à St. John’s, Terre-Neuve du 27 au 30 juin. « C’est la première fois en plusieurs décennies qu’un Québécois occupe cette fonction », affirme le nouveau président.

L’Association canadienne des ressources hydriques (ACRH) a pour mission de faire la promotion d’une gestion saine et efficace de l’eau. Selon le professeur St-Hilaire, l’ACRH est appelée à jouer un rôle de plus en plus important.

« Il est clair que la gestion des ressources hydriques est à l’avant-plan des priorités des trois paliers de gouvernement au Canada et demeure une préoccupation pour de nombreuses Premières Nations au pays, qui sont aux prises avec de sérieux problèmes d’approvisionnement et de traitement de l’eau potable. Les conséquences de la crue de la rivière Richelieu continuent de défrayer la manchette au Québec et le Manitoba connaît des inondations depuis le début du printemps. Les extrêmes hydrologiques coûtent cher à gérer. Les instances gouvernementales seront à la recherche de solutions pratiques pour atténuer leurs impacts. Plus à l’ouest, l’utilisation de l’eau associée à l’industrie des sables bitumineux continue d’être un sujet de débat », explique-t-il. C’est dans ce cadre que le nouveau président croit que l’ACRH peut jouer un rôle.

« Nous ne sommes pas un groupe de pression politique, mais une association de professionnels ayant une vaste expertise dans le domaine de l’eau. Nos membres sont chercheurs, gestionnaires, ingénieurs et scientifiques, consultants et technologues. Notre rôle consiste à offrir un lieu commun à tous ceux et celles qui œuvrent dans le domaine de l’eau au Canada. Sous le leadership de mes prédécesseurs Sonya Meek et Andrew Sojka, l’ACRH a joué un rôle prépondérant afin de lancer une réflexion sur la nécessité d’une politique pancanadienne sur l’eau. Cette idée est maintenant en train de faire son chemin dans les milieux économiques, environnementaux et sociaux. Récemment, le Conseil de la fédération a publié une Charte de l’eau. C’est un geste qui démontre encore une fois qu’il y a communauté d’esprit au pays sur les principes et valeurs associés à la gestion de cette ressource précieuse. »

Un exercice de planification stratégique de l’ACRH est en cours. Le développement des effectifs dans l’est du pays compte parmi les priorités des cinq prochaines années.

Deux membres de l’équipe du professeur St-Hilaire se sont d’ailleurs illustrés lors du congrès de l’ACRH, soit Valérie Ouellet, étudiante au doctorat en sciences de l’eau, qui a remporté le prix « Or » pour la 2e meilleure présentation orale étudiante, et Sandra Proulx-McInnis, étudiante à la maîtrise en sciences de l’eau, qui a obtenu le prix scientifique Hoskin récompensant la meilleure affiche étudiante.