Un robot contrôlé mentalement mérite un prix de créativité à deux étudiants

2 octobre 2014

( mise à jour : 17 septembre 2020 )


Êtes-vous sur la même longueur d’onde que votre coéquipier? Si votre activité cérébrale est synchronisée, alors ensemble vous parviendrez à faire avancer un robot… dans le jeu qui a valu le prix de la créativité à l’équipe Neural Drift lors de la compétition WearHacks à Montréal. Deux étudiants du Centre Énergie Matériaux Télécommunications étaient de l’équipe : Raymundo Cassani et Hubert Banville.

 
« Notre projet est inspiré du film Pacific Rim, dans lequel des robots géants combattent des monstres sortis du Pacifique, explique Hubert Banville, étudiant à la maîtrise en télécommunications. Pour contrôler ces robots, les pilotes doivent établir une connexion neuronale, le fameux “Neural Drift. » 
 
Ce concept en tête, l’équipe s’est présentée à La Commune, dans le Vieux-Montréal, pour le WearHacks, une compétition qui se tenait du 26 au 28 septembre 2014 et au cours de laquelle des technologies portables (bracelets, bandeaux, lunettes, etc.) sont mises à profit pour des applications inédites, parfois insolites, et à tout coup fascinantes.
 
Dans le lot de technologies mises à leur disposition, Raymundo, Hubert et leurs coéquipiers ont choisi de travailler avec le Muse, un bandeau d’électroencéphalographie (EEG) réalisé par la compagnie torontoise Interaxon. Ils l’ont combiné à un robot LEGO™ et, comme dans le laboratoire du professeur Tiago Falk, le MuSAE Lab, ils ont conçu une interface cerveau-ordinateur permettant de diriger le robot.
 
En l’espace d’une fin de semaine, l’équipe Neural Drift est parvenue à transformer ce concept en un jeu où deux joueurs portent un bandeau Muse et doivent synchroniser leur activité cérébrale pour faire avancer le robot. Un niveau d’activité similaire lui donne une trajectoire droite, mais des niveaux différents le feront tourner. « Le défi est donc non seulement de contrôler sa propre activité mentale, mais aussi de collaborer avec l’autre joueur pour diriger le robot », résume Hubert Banville. Il ajoute que cette approche pourrait être utilisée pour traiter les enfants ayant un déficit d’attention de façon ludique. Bravo à toute l’équipe! 
 
 
Photo : L’équipe Neural Drift durant la compétition WearHacks 2014. De gauche à droite : Raymundo Cassani, Ana Tavera Mendoza, Yannick Roy, Hubert Banville et William Thong.