Une bourse postdoctorale Banting attribuée à Heide Nadda Ibrahim

19 septembre 2011

( mise à jour : 31 août 2020 )


 

Une prestigieuse bourse Banting a été attribuée à madame Heide Nadda Ibrahim, stagiaire postdoctorale au sein de l’équipe du professeur Federico Rosei du Centre Énergie Matériaux Télécommunications de l’INRS. Cette bourse lui procure un financement de calibre international pour poursuivre ses recherches en vue de développer un nouveau type de microscope électronique en transmission qui permettra d’étudier la structure dynamique des matériaux à l’échelle atomique. Ces travaux recèlent d’un grand potentiel d’applications pour le développement de matériaux aux propriétés uniques destinés aux secteurs de l’électronique et de l’énergie, notamment les piles solaires.

 

Ingénieure de formation, madame Heide Nadda Ibrahim possède un dossier universitaire exceptionnel et une expertise technique de haut niveau en photonique, en spectroscopie ultrarapide et en lithographie. Elle a complété un doctorat en physique à la Freie Universität de Berlin en 2008. Sa thèse Time Resolved Coherent Control Spectroscopy on Halogens in Rare Gas Matrices lui a d’ailleurs valu le prix de la meilleure thèse en physique de l’Université. Avant de joindre l’INRS, elle a réalisé un stage postdoctoral à l’Institute of Molecular Science à Okazaki au Japon de 2008 à 2010, pour lequel elle avait reçu la prestigieuse bourse de la Fondation Alexander von Humboldt et de la Société japonaise pour la promotion de la science (JSPS).

 

Créer un microscope électronique ultrarapide pour découvrir de nouveaux mondes inédits, c’est le défi qu’entend relever la chercheure Heide Nadda Ibrahim lors de son stage postdoctoral à l’INRS. Ce projet permettra de développer un instrument unique capable de filmer en temps réel des changements structurels comme la cristallisation et la nucléation et de saisir comment ils se produisent dans l’espace. Il est réalisé en collaboration avec les professeurs Federico Rosei et Jean-Claude Kieffer de l’INRS, Bradley Siwick de l’Université McGill et Thomas LaGrange du Lawrence Livermore National Laboratory.