Une école d’été en ligne pour le programme FONCER-TEDGIEER

Publié par Sophie Laberge

10 juin 2020

( mise à jour : 9 octobre 2020 )

La troisième édition de l’école d’été du programme FONCER en Technologies environnementales de décontamination et gestion intégrée des eaux et effluents résiduaires (TEDGIEER) a débuté comme prévu le 3 juin dernier, malgré le confinement. Sous la direction du professeur Patrick Drogui de l’Institut national de la recherche scientifique (INRS), cette école d’été s’étale sur trois semaines et offre deux cours crédités aux participants : Technologies environnementales – eau et développement durable (3 juin au 12 juin) ; et Entrepreneuriat, gestion de projet et propriété intellectuelle (15 juin au 19 juin).

Provenant de huit institutions universitaires, la quinzaine d’étudiants de 2e et 3e cycles inscrits sont accompagnés par des professeurs et des collaborateurs de l’industrie, dont Marie-Pier de Champlain et Vincent Brown, employés chez Magnus. « Nous agissons depuis plusieurs années en tant que mentors en partageant notre expertise auprès d’étudiants et de jeunes entrepreneurs, mentionnent les deux professionnels qui ont animé une séance. Notre solide expertise se transmet par des cas réels et des ateliers, nous permettant d’échanger à différents niveaux. Nous espérons avoir l’occasion de poursuivre notre collaboration avec le TEDGIEER et l’INRS encore plusieurs années ».

Une école d’été en ligne pour le programme FONCER-TEDGIEER

Habituellement prodigué au Centre Eau Terre Environnement à Québec, les cours se donnent cette fois avec la plateforme Google Classroom. Comme il n’était pas question d’annuler l’évènement, pour le professeur Drogui et son équipe, ils ont dû s’adapter très rapidement afin de réunir les participants. « Nous avons fait face à plusieurs défis pour organiser cette édition virtuelle. Les outils didactiques, l’interactivité, l’organisation des travaux pratiques en équipe et même l’évaluation pédagogique ont été ajustés, souligne-t-il. L’important était vraiment de permettre aux étudiants, cette année encore, de suivre ces cours complémentaires à leur formation de base ».

L’un des mandats de l’école d’été FONCER-TEDGIEER est d’ailleurs relié à l’évolution de la recherche et du développement dans le domaine des technologies environnementales. Malgré les contraintes actuelles, les étudiants qui se réunissent en ligne pourront acquérir des compétences professionnelles et prendre conscience des problématiques environnementales actuelles. L’expertise et le regard critique qu’ils développeront, aux contacts de leaders en ce domaine, leur permettront de faire face aux défis dans les milieux dédiés à la gestion et à la décontamination des eaux.

Hugo Alarie, étudiant au doctorat en chimie à l’Université de Sherbrooke est l’un des participants de cette troisième édition. « Pour moi, l’école d’été est l’occasion de me concentrer sur l’apprentissage d’un domaine connexe au mien », affirme-t-il. « C’est un retour sur les bancs d’école qui fait quand même du bien, après plusieurs années à travailler dans les laboratoires. C’est un peu dommage que nous ne soyons pas tous ensemble, en personne, mais je suis agréablement surpris du format des cours en ligne. Je ne crois pas qu’il aurait été possible de faire mieux », poursuit celui qui réalisera un stage avec l’entreprise Englobe dans le cadre du programme FONCER.

À propos de TEDGIEER
Sous la direction du professeur Patrick Drogui, le programme TEDGIEER vise à former du personnel hautement qualifié en gestion écoresponsable des rejets urbains, agricoles et industriels. Fruit d’une collaboration étroite entre l’université et l’industrie, ce programme de formation multidisciplinaire permet aux étudiants d’acquérir et de perfectionner leurs compétences en recherche fondamentale et appliquée en vue d’apporter des solutions concrètes à des problèmes environnementaux actuels.

Les professeurs qui collaborent au programme Jean-François Blais (INRS), Rajeshwar Tyagi (INRS), Satinder Kaur Brar (York University), Hubert Cabana (Université de Sherbrooke), Yves C. Comeau (École Polytechnique de Montréal), My Ali El Kakhani (INRS), Azadeh Kermanshahi-Pour (Dalhousie University), Banu Örmeci (Carleton University), Manuel Rodriguez (Université Laval), Sébastien Sauvé (Université de Montréal) ; Peter Vanrolleghem (Université Laval).