Imagerie optique et thermique de l’habitat du saumon, rivière Restigouche

16 août 2011

( mise à jour : 16 août 2011 )


Inventaire de l’habitat fluvial dans la portion québécoise du bassin versant de la rivière Restigouche grâce à l’acquisition d’images optiques et thermiques.

 

Les modifications humaines de l’habitat du saumon atlantique ont de tout temps été un élément perturbateur majeur pour la capacité de cette espèce à survivre et à prospérer. Ainsi, malgré que cette espèce de grande valeur commerciale ait été exploitée depuis des siècles au Canada, elle a quand même été l’une des premières à disparaître de la région des Grands Lacs, et ce, pour toutes sortes de causes humaines, telles que pollution, construction de barrages, etc.

Dans ce contexte, l’équipe du professeur-chercheur Normand Bergeron travaille depuis plusieurs années à consolider la compréhension des scientifiques de l’habitat du saumon : impacts des ponceaux routiers, usage des technologies de marquage électronique PIT-tag pour suivre les poissons dans leur milieu, impact du couvert de glace sur les frayères, etc. Cet été, un nouveau projet alliant les technologies d’imagerie optique et thermique aux connaissances physiques et chimiques touche un bassin versant d’une rivière à saumon d’envergure, la rivière Restigouche, à la frontière du Nouveau-Brunswick et du Québec.
 

Le projet vise à acquérir des images aériennes sur un ensemble de 450 km de rivières. Selon la hauteur de la prise d’images en vol (de 300 à 800 m), la résolution au sol peut varier respectivement de 3 à 7 cm et de 19 à 50 cm pour les images optiques et thermiques. Les données optiques serviront à caractériser l’habitat du saumon atlantique à l’échelle du bassin versant alors que les images thermiques permettront d’extraire des profils d’amont en aval de la température des rivières, en même temps que d’identifier les refuges thermiques, indispensables au saumon atlantique en période de canicule. La finalité pour les gestionnaires est évidemment une meilleure gestion et une meilleure conservation de la ressource. Pour l’équipe du professeur Bergeron, les recherches focalisent sur les caractéristiques et les conditions qui influencent la présence ou non de refuges thermiques dans les rivières ainsi que l’impact de ceux-ci sur les populations de saumons.

Ces travaux sont financés par le Conseil de gestion du bassin versant de la rivière Restigouche (directeur exécutif : David Leblanc).
                                                                                                      
Stephen Dugdale, étudiant au doctorat, dont le projet porte précisément sur les refuges thermiques, a développé en parallèle le système de captation d’images. Il travaille sur ce projet en compagnie de Clément Clerc, assistant de recherche dans l’équipe du professeur Bergeron. L’étudiante à la maîtrise Carole-Anne Gillis a également apporté son support sur le plan de la logistique.

Pour en savoir plus, cliquez sur le lien suivant (Radio-Canada, TV Journal Acadie, à 8mn 45s environ) :
http://www.radio-canada.ca/audio-video/pop.shtml#urlMedia=http://www.radio-canada.ca/Medianet/2011/CBAFT/LeTelejournalAtlantique201108131700.asx