Monique Bernier

Expertises

Télédétection

  • Professeure honoraire à l’INRS

Téléphone
418 654-2585

Télécopieur
418 654-2600

Courriel
monique.bernier@ete.inrs.ca

Centre Eau Terre Environnement

490, rue de la Couronne
Québec (Québec)  G1K 9A9
CANADA

 

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Intérêts de recherche

La professeure honoraire Bernier s’intéresse au développement d’applications de la télédétection pour le suivi et la cartographie des ressources en eau. Pour se faire, des données de différents types de capteurs satellitaires sont utilisées : AVHRR, LANDSAT-TM, QUICKBIRD dans le visible et le proche infra-rouge, SSM/I pour les micro-ondes passives ainsi que RADARSAT-1, ASAR, et PALSAR, pour les micro-ondes actives. La professeure Bernier étudiait, en particulier, le potentiel des micro-ondes actives (images radar) pour le suivi temporel et spatial des caractéristiques du couvert nival, de la glace de rivière ainsi que de l’humidité du sol.

Ses trois principales contributions sont le développement d’un algorithme pour l’estimation de l’équivalent en eau de la neige au sol à partir des images RADARSAT-1 (le logiciel EQeau) et la mise en place de deux projets multidisciplinaires de collaboration internationale, le projet SNOWPOWER (EU, 5e Programme Cadre) et le projet FRAZIL (RCE GEOIDE).

L’expertise acquise depuis 10 ans dans l’analyse et l’interprétation des images RADARSAT-1 a aussi permis à son équipe de développer des outils pour la cartographie des tourbières du lac Saint-Jean et de la baie James, le suivi de la glace de rivières tant sur la Saint-François (Québec) que les rivières Peace et Athabasca (Alberta) et l’estimation du potentiel éolien du golfe Saint-Laurent. Parallèlement, son équipe possède une solide expérience dans l’acquisition de données de terrain, en général, et dans la caractérisation des propriétés du couvert nival, en particulier.

Formation universitaire

  • M. Sc. Géographie – Télédétection, Université de Sherbrooke
  • D. A.   Administration des affaires, Université d’Ottawa
  • Ph. D. Sciences de l’eau, Institut national de la recherche scientifique (INRS-Eau)

Biographie

La professeure Monique Bernier enseigne à l’INRS depuis 1993.

Comme spécialiste en télédétection, elle a œuvré principalement au développement d’outils à valeur ajoutée pour les gestionnaires de la ressource en eau (équivalent en eau de la neige, détection d’embâcles, indicateur d’englacement et de fonte). Ses travaux de recherche inclus la surveillance des ressources en eau sur toutes ses formes (neige, glace de rivière, tourbières, humidité du sol, gel du sol)  utilisant surtout les données des capteurs radar (RADARSAT) mais aussi des images optiques. En collaboration avec Hydro-Québec, elle a développé dans les années 90, un algorithme pour l’estimation de l’équivalent en eau de la neige au sol à partir des images du satellite canadien RADARSAT-1.

Le développement de méthodes de suivi de la glace de rivière en vue de prévoir les embâcles et les inondations à partir d’images radar a été initié sous son leadership au moyen d’un projet pancanadien FRAZIL (2005-2009) incluant des collaborateurs américains et français. En 2009, une licence non exclusive de IceMAP-R, a été accordée au ministère de la Sécurité publique du Québec pour la production de cartes de glace géoréférencées qui l’utilise pour prévoir les embâcles.

Elle a été impliquée dans plusieurs réseaux de recherche canadiens d’excellence : CRYSYS (télédétection de la cryosphère), GEOIDE (géomatique, membre du comité scientifique pendant cinq ans), WESNet (seule spécialiste de la télédétection de ce réseau CRSNG sur l’industrie éolienne) et finalement ArcticNet (participant à un projet multidisciplinaire sur l’étude du pergélisol).

Elle a développé le programme ENVIRONORD (FONCER du CRSNG, offrant des bourses mutidisciplinaires) avec des collègues du Centre d’études nordiques et a siégé sur son comité de bourses pendant quatre ans. Elle a aussi développé le programme AVATIVUT avec des collègues de l’UQTR et l’université Laval. Ce programme vise  l’implication d’élèves des écoles secondaires du Nunavik dans le suivi de leur environnement.

Elle a codirigé le Centre d’études nordiques (2008-2012), un regroupement stratégique de plus de 60 chercheurs et est toujours impliquée à la direction du CEN comme directrice adjointe.

Projets de recherche

Réseau CAIMAN : CAméras aux Infrastructures MAritimes du Nunavik

Réseau de caméras installées dans six communautés du Nunavik pour étudier l’évolution des conditions de glace et soutenir la recherche en impacts et adaptation aux changements climatiques.

Partenaires : Gouvernement du Québec (MTMDET, Fonds Vert), Savoir polaire Canada, Administration régionale Kativik, Centre d’études nordiques


Suivi des conditions de glaces de rive et de vagues à l’aide de caméras et d’imagerie satellitaire à proximité d’infrastructures maritimes au Nunavik dans un contexte de changements climatiques

Ce projet vise à documenter pour les années 2017 à 2020, les concentrations de glace à l’échelle des infrastructures maritimes de Kuujjuarapik, Umiujaq, Ivujivik, Baie Déception, Quaqtaq et Aupaluk à l’aide des systèmes de caméras déjà mise en place lors de précédents projets. Ces données serviront à documenter les conditions de glaces de rive sur une longue séquence temporelle. Il vise également à obtenir des observations de conditions de glace simultanées aux données de vagues qui seront acquises dans le cadre du projet CC16.1 « Suivi, analyse et modélisation des conditions de vagues en milieu côtier au Nunavik en fonction des conditions de glace dans un contexte de changements climatiques » et ce, grâce à de nouvelles caméras installées à Kuujjuarapik et Quaqtaq.  Les objectifs  spécifiques sont : 1) maintenir en bon état de fonctionnement les systèmes de suivi des glaces par caméras au voisinage des infrastructures maritimes de Kuujjuarapik, Umiujaq, Ivujivik, Baie Déception, Quaqtaq et Aupaluk; 2) à partir des photographies et d’ images satellitaires optiques, établir les dates d’englacement et de fonte ainsi que les concentrations de glace pour ces six sites pour la période 2017-2020; 3) à partir des photographies et des images satellitaires, produire les cartes de glace et déterminer le fetch et les concentrations de glace pour les deux nouveaux sites de Kuujjuarapik et Quaqtaq (dédiés à l’étude des vagues) pour la période 2017-2020; 4) finalement, à l’aide de l’imagerie satellite radar, estimer les patrons de vague (hauteur, direction, période) au voisinage de ces deux mêmes sites au moment d’acquisition des images en 2017-2018 et 2018-2019, et ce, à des fins de validation des modèles de vagues.

Financement : Ministère des Transports, de la Mobilité durable et  de l’Électrification des transports (MTMDET) (2017-2021) (PACC 2013-2020)

Collaborateurs : Yves Gauthier et Jimmy Poulin (INRS), Urs Neumeier (ISMER, UQAR), Geneviève Paiement-Paradis, Anick Guimond et Christian Poirier (MTMDET)


Terrestrial Snow Mass Mission

L’Agence spatiale canadienne envisage la possibilité d’une mission satellitaire canadienne dédiée à l’estimation et au suivi de la quantité de neige au sol. La société AIRBUS a obtenu le contrat d’examiner les différentes options technologiques et la faisabilité d’une telle mission dédiée à la mesure de l’équivalent en eau de la neige. Airbus a mandaté INSARSAT et la professeure Monique Bernier de l’INRS de l’aviser sur les objectifs de la mission, les besoins des utilisateurs,  les technologies radar les plus pertinentes, l’avancement des connaissances scientifiques sur le sujet et d’identifier les algorithmes disponibles pour estimer l’équivalent en eau.

Financement :  INSARSAT (AIRBUS) (2016-2017)


Suivi du cycle gel/dégel à l’aide de produits SMAP à échelles multiples et modélisation hydrothermale pour la toundra canadienne

Le cycle saisonnier de gel/dégel est un phénomène majeur du système climatique et joue un rôle important en influençant le taux de photosynthèse et la respiration de la végétation, en réduisant l’évaporation et la pénétration de l’eau dans le sol et en modifiant le ruissellement de surface des écosystèmes. La cartographie du sol gelé peut être améliorée en utilisant le nouveau satellite de la NASA, SMAP, lancé en janvier 2015. Il inclut un radiomètre et un radar à ouverture synthétique opérant dans la bande L (1,41-1,20 GHz). Les deux capteurs micro-ondes sont sensibles à l’humidité de la surface du sol (0-5 cm) même sous un couvert végétal. Les objectifs de ce projet sont : 1) soutenir un réseau de calibration et de validation dans le Nord québécois comme un site cal/val des images et produits de la mission SMAP au Canada;  2) tester et valider les produits de gel et dégel du sol de la NASA (niveau L1 et L3 ) pour surveiller l’état du sol à moyenne/haute résolution (1 ,3 ou 9 km) de la toundra et de la forêt boréale au Canada; 3) développer un modèle hydrothermal pour fournir des informations sur l’état de gel/dégel et de l’humidité du sol à haute résolution spatiale et temporelle à l’échelle du bassin versant. Les sorties du modèle permettront de mieux comprendre les hétérogénéités de petite échelle associées aux caractéristiques du paysage et de combler l’écart d’échelle entre les mesures des capteurs in situ et les produits SMAP (1 ,3, 9 km).

Financement :  Agence spatiale canadienne (2015-2018)

Collaborateurs :  Jimmy Poulin (INRS), Ralf Ludwig (Université de Munich, Allemagne), Stéphane Bélair (Environnement Canada)


Safe Passage: Sea-Ice Research for Arctic Resource Development and Northern Communauties

Il s’agit d’ étudier la dynamique actuelle et future de la glace de mer dans trois zones côtières de l’Arctique canadien (le détroit de Dease, l’île de Baffin, et le détroit d’Hudson).  Ces zones sont des milieux sensibles aux changements climatiques et l’état très dynamique de la glace peut être dangereux pour les communautés. De plus, la navigation marchande et les infrastructures maritimes sont aussi affectées. Ce projet vise à documenter la dynamique de la glace au moyen d’images satellitaires (RADARSAT-2, TerraSAR-X, LANDSAT-8), de caméras, de sonars à vision ascendante ancrés, de relevés géoradar, et d’initiatives communautaires et scolaires de surveillance de la glace de rive. Cette dynamique des glaces sera aussi modélisée pour prédire les conditions futures. Dans ce projet interinstitutionnel, l’équipe de l’INRS se concentrera sur l’étude de la baie Déception où se trouvent les installations portuaires des mines Raglan et aux côtes des communautés de Salluit et de Kangigsuajaq. Les membres des deux communautés (étudiants, chasseurs) seront impliqués pour la surveillance de la glace de rive. Une base de données sera ainsi constituée pour mieux comprendre l’impact des brise-glaces sur la dynamique d’englacement de la baie Déception et sur les risques pour la population et la faune marine. Le potentiel d’extraire l’épaisseur de la glace des images radars sera aussi étudié.

Financement : Savoir polaire Canada (2015-2018)

Collaborateurs : Richard Dewey (Ocean Networks Canada, U. Victoria), Mines Raglan-Glencore, Administration régionale Kativik, Commission scolaire Kativik, Transports Québec, Société Makivik, villages nordiques de Salluit et de Kangigsuajaq


Programme AVATIVUT de suivi environnemental et d’apprentissage des sciences dans les écoles du Nunavik

Le programme AVATIVUT (notre environnement en Inuktitut) vise à stimuler l’intérêt des jeunes inuits envers les sciences par le biais d’activités concrètes et en lien avec la réalité particulière de leur territoire nordique influencé par les changements climatiques et le développement des ressources naturelles.  Les élèves inuits sont impliqués dans la cueillette de données réelles ce qui leur permet d’être plus conscients des changements qui surviennent autour d’eux, et ce qui peut les inciter à poursuivre des études dans des domaines connexes aux sciences de l’environnement. La situation d’apprentissage et d’évaluation (SAÉ), petits fruits et neige, est implantée dans les écoles de la Commission scolaire de Kativik depuis deux ans, la SAÉ glace est en projet pilote et la SAÉ pergélisol est prête pour la phase de test. Malgré l’état d’avancement du projet, de nombreux défis demeurent afin de compléter l’implantation et d’assurer la pérennité du programme AVATIVUT. En effet, le contexte de l’éducation au Nunavik, notamment le haut taux de roulement du personnel, oblige les chercheurs à innover et à adapter de nouveaux outils d’enseignement pour les enseignants et les élèves. Il est aussi primordial d’ancrer le programme au sein des institutions locales pour en garantir la survie à long terme.

Financement : Consortium Ouanos (2015-2018)

Collaborateurs : Yves Gauthier (INRS), Esther Lévesque et José Guérin Lajoie (UQTR)


Suivi des conditions de glaces de rives à proximité d’infrastructures maritimes au Nunavik dans un contexte de changements climatiques

Ce projet qui s’appuie sur les résultats d’un projet antérieur consiste à recueillir des données sur les conditions de glaces de rive ou côtière afin de 1) calculer la concentration de glace pour la validation des simulations du modèle de glaces de rive à échelle fine de l’ISMER, 2) documenter l’évolution des conditions de glaces dans un contexte de changements climatiques et les conditions de glace qui peuvent représenter un risque pour les ouvrages côtiers de six sites (Kuujjuarapik, Umiujaq, Ivujivik, baie Déception, Quaqtaq et Aupaluk) . Ces données locales de concentration de glace peuvent être calculées à partir d’images satellites optiques disponibles gratuitement à la résolution de 250 m (MODIS) et de 30 m (Landsat-8). Les images satellitaires acquises de 2009 à 2016 seront orthorectifiées et classifiées pour la présence de glace ou non. Les photos des caméras in situ représentent une autre source de données à échelle fine, des caméras seront donc installées près des infrastructures. Toutefois, les caméras auront une vue oblique sur les infrastructures maritimes et leurs environs. Afin d’en tirer une information relative à la concentration de glace, les photos doivent d’abord être redressées (vue verticale). Ensuite une méthodologie sera développée pour la détection automatique de la présence de glace sur les photographies prises par les caméras. En utilisant l’information quantitative et descriptive extraite des photographies et des images satellites, un bilan des conditions de glace observées sera réalisé.

Financement : Ministère des Transports, de la Mobilité durable et  de l’Électrification des transports (MTMDET) (2015-2017)

Collaborateurs : Yves Gauthier et Jimmy Poulin (INRS), Simon Senneville (UQAR), Anick Guimond et Christian Poirier (MTMDET), Jean-Pierre Savard (Ouranos)


Développement d’outils d’aide à la décision utilisant l’imagerie SAR pour le suivi de la cryosphère et de l’hydrosphère

Ce programme de recherche concerne le développement d’applications des données radar pour la caractérisation des milieux nordiques. Il vise à développer des algorithmes et à améliorer les outils d’aide à la décision pour : 1) caractériser le régime glaciel côtier en contexte de changements climatiques; 2) suivre les processus glaciels saisonniers en rivière (englacement, débâcle, embâcles); 3) estimer l’épaisseur de glace à partir de données polarimétriques. Aussi, suite au succès du programme AVATIVUT initié en 2011, l’implantation de situations d’apprentissage et d’évaluation (SAÉ) en sciences naturelles liées au suivi de la glace côtière dans les écoles secondaires du Nunavik se poursuit. De plus, les travaux seront finalisés pour la caractérisation à partir des images SAR des paramètres clés de l’hydrologie nordique : la neige, les tourbières et l’état de gel/dégel de la surface du sol. L’accent sera aussi mis sur l’intégration des outils développés vers un processus opérationnel, ainsi que sur le développement de produits à valeur ajoutée, transformant l’information de base contenue dans les images en information de deuxième niveau, collés au contexte spécifique de l’utilisateur. Ces produits seront développés en collaboration avec les utilisateurs privés ou gouvernementaux et des chercheurs internationaux (Allemagne, France, États-Unis).

Financement : CRSNG – Subvention à la découverte (2014-2019)

Collaborateurs : Yves Gauthier et Jimmy Poulin, INRS


Programme de formation scientifique dans le Nord

Le programme de formation scientifique dans le Nord (PFSN) vise à stimuler l’intérêt pour les études nordiques et à donner aux étudiants de premier de deuxième et de troisième cycle l’occasion d’acquérir de l’expérience et de la formation professionnelle dans le Nord. Les étudiants sont invités à soumettre leur projet de recherche et leur besoin financier. Ces projets sont révisés et classés par le Comité des études nordiques de l’université d’attache avant d’être soumis au secrétariat du PFSN. Les subventions sont accordées sur une base annuelle. Le Comité des études nordiques gère les fonds octroyés aux étudiants. Le programme finance qu’une partie des frais de transport de déplacement de séjour de traduction nécessaire aux travaux de terrain nordiques.

Financement : Secrétariat du Programme de formation scientifique dans le Nord

Collaboratrice : Isabelle Laurion, INRS


Développement d’un algorithme SMAP de suivi du gel /dégel du sol adapté à la toundra canadienne

Le cycle saisonnier de gel/dégel est un phénomène majeur dans le système climatique et joue un rôle important dans les écosystèmes nordiques en influençant le taux de photosynthèse,  la respiration et la croissance de la végétation, l’émission de CO2, l’évaporation, la pénétration de l’eau dans le sol et le ruissellement.  La précision de la cartographie du gel du sol pourra être améliorée par l’utilisation du futur instrument micro-ondes SMAP de la NASA lequel inclura un radiomètre et un radar à ouverture de synthèse (ROS) opérant en bande L (1,20-1,41 GHz). Il sera mis en orbite en 2014-2015.  SMAP fera un meilleur suivi du gel du sol à cause de sa capacité à prendre des mesures simultanées d’émission et de rétrodiffusion, et ce, avec des résolutions spatiales de 9 et 3 km, ainsi que de pouvoir pénétrer les couverts végétaux moyennement denses. L’objectif principal de ce projet est de développer des produits de gel/dégel dans le cadre du volet canadien du programme SMAP en 1) soutenant et améliorant le réseau actuel de mesures du gel du sol en région subarctique (site de cal/val de la baie d’Hudson) et 2) en développant et validant des algorithmes permettant le suivi de l’état du sol en région subarctique et boréale. Pour ce faire, nous  utiliserons des données passives micro-ondes et des données ROS en bande L disponibles. Le site de cal/val servira aussi après la mise en orbite.

Financement :  Agence spatiale canadienne (2012-2015)

Collaborateurs :  Kyle MacDonald (College University of New York), Stéphane Bélair (Environnement Canada)


Permafrost and climate change in northern coastal Canada

L’objectif ultime de ce projet interinstitutionel et multidisciplinaire est de prédire comment le pergélisol va se comporter face au changement du climat dans les prochaines décennies et de prévoir des outils d’adaptation pour les communautés. Les facteurs qui influencent la fonte de la glace dans le sol sont : le type de sol, la couverture végétale, l’épaisseur de la neige, et l’humidité du sol. Tous ces éléments sont considérés et analysés. La télédétection est un outil privilégié dans ce projet. tout comme les inventaires et mesures in situ. Une approche multicapteur (MODIS, Landsat, Quickbird, RADARSAT-2) a été retenue pour suivre l’évolution de la végétation, de la température du sol, de la déformation du sol et la couverture nivale.  La recherche à l’INRS se concentre sur le développement d’algorithmes pour cartographier la couverture et l’épaisseur de neige afin de quantifier le lien entre la neige et le régime thermique du sol pergélisé. Pour ce faire, nous utilisons les images radar des satellites TerraSAR-X et RADARSAT-2.

Financement : Réseau ArtcicNet (2011-2014)

Collaborateurs : Michel Allard (Université Laval), Wayne Pollard ( McGill University), Esther Lévesque (UQTR), Daniel Fortier (Université de Montréal), Don Forbes (Memorial University, NL), Ralf Ludwig et Inga May (Université de Munich, Suisse).


Caractérisation des conditions de glace de l’hiver 2014 dans l’estuaire de la rivière Romaine à partir d’images satellites

Dans le cadre du programme de suivi environnemental 2009-2040 du projet du Complexe de la Romaine, il était requis en 2014 de procéder à des relevés océanographiques et bathymétriques pour établir les conditions de référence avant la mise en eau de Romaine-2. Ces travaux serviront pour le suivi des caractéristiques physiques de la zone de l’embouchure de la rivière Romaine (herbiers de zostère marine, mye commune, etc.). Durant la saison de glace 2014, Hydro-Québec a donc commandé divers levés terrain et survol aériens. Hydro-Québec désire compléter son analyse des conditions de glace en utilisant des images du satellite canadien RADARSAT-2 et grâce à une entente avec le Centre de télédétection de l’Allemagne (DLR), des images du satellite allemand TerraSAR-X sur le même secteur, entre janvier et mai 2014. Le présent projet vise le traitement et l’analyse des images radar afin d’estimer la qualité et la pertinence du produit par rapport aux besoins d’Hydro-Québec en terme de caractérisation du couvert de glace dans l’estuaire de la rivière Romaine.

Financement : Hydro-Québec (2015)
Collaborateurs : Yves Gauthier et Jimmy Poulin, INRS


Développement d’une approche intégrée utilisant des images radar jumelées à des données optiques de moyenne résolution afin de fournir à l’utilisateur l’emplacement du front glacé

Des travaux précédents de l’INRS pour BC Hydro (2012-2014) ont montré qu’il est possible de suivre la couverture de glace sur une base régulière en utilisant une combinaison d’images MODIS et RADARSAT-2. Cependant, il existe certaines limitations. La première est que la caractérisation de la glace par satellite doit être améliorée. La seconde est que certains jours aucune information de glace n’est disponible même en utilisant deux sources d’images satellites. La troisième est que l’utilisateur n’a pas le temps ou les ressources nécessaires pour traiter de telles quantités de données de façon opérationnelle. La dernière est que la localisation du front glacé et la caractérisation de la glace est principalement effectuée visuellement par les analystes. Par conséquent, le but de ce projet est de surmonter ces limitations 1) en aidant l’utilisateur (la compagnie d’hydro-électricité) à obtenir à partir des images satellites l’information requise pour le suivi opérationnel du front glacé et 2) en rendant plus simple et plus rapide le processus d’analyse des images satellites et l’obtention de l’information nécessaire. L’objectif spécifique est de développer une approche intégrée utilisant des données radar à haute résolution des bandes C et X, ainsi que des données optiques gratuites de résolution moyenne (MODIS et Landsat-8). Cette approche intégrée devrait quotidiennement pouvoir fournir la localisation du front glacé, déterminer quand la glace s’est installée et caractériser les types dominants de glace dans des sections de rivières en utilisant différentes sources complémentaires d’images satellites. De plus, cette approche devrait limiter l’effort de traitement exigé de l’utilisateur.

Financement : Dromadaire Géo-innovations (2014-2015)
Collaborateurs : Yves Gauthier (INRS), Stéphane Hardy (Dromadaire), Martin Jasek (BC Hydro)


Atlas interactif sur la probabilité de l’aléa glace à l’échelle des infrastructures maritimes et côtières dans un contexte de changements climatiques

La présence de la glace de mer dans les eaux nordiques est d’importance capitale pour la protection des côtes, pour les communautés, le climat et les activités économiques. Il est pertinent pour les gestionnaires, ingénieurs, géomorphologues et navigateurs d’être aptes à quantifier les aléas liés au couvert de glace de manière à évaluer et minimiser les risques liés à l’usage, la construction et l’exploitation d’infrastructures côtières. Le besoin d’information précise deviendra de plus en plus d’actualité avec l’intensification escomptée des activités en Arctique et les besoins en infrastructures qui en découleront. Parmi les outils disponibles, les cartes du Centre canadien des glaces d’Environnement Canada sont probablement les plus utilisées, malgré qu’elles soient orientées vers le milieu de la navigation. Les autres outils, comme les modèles climatiques et physiques, quoique pertinents, proposent des résolutions spatiales ne permettant pas d’évaluer adéquatement les aléas et risques à l’échelle locale. C’est dans ce contexte que le développement de méthodes et d’outils permettant l’étude des conditions de glace tant à l’échelle régionale (12,5 km) qu’à l’échelle locale (250 m) prend tout son sens. L’objectif principal du projet IcePAC est donc de créer, grâce à de l’information historique sur le couvert de glace, un outil d’aide à la décision reposant sur des modélisations probabilistes régionales et locales de la variabilité spatiotemporelle des conditions de glace prenant en compte l’impact des changements climatiques. Un outil d’aide à la décision sous la forme d’un atlas interactif des conditions de glace sera mis en ligne.

Financement : Ressources naturelles Canada, Consortium Ouranos (2013-2016)
Collaborateurs : Karem Chokmani, Yves Gauthier et Jimmy Poulin (INRS), Anik Guimond et Christian Poirier (Ministère des Transports du Québec), Jean-Pierre Savard (Consortium Ouranos)

Groupes et réseaux de recherche

Sous le leardership de l’Institut de météorologie et climatologie, (Karlrushe, Allemagne), ce consortium réunit des chercheurs de la Suisse (SLF), de la Suède (KTH), de l’Autriche (SOMMER) et du Canada (INRS-ETE, Hydro-Québec et Agriculture et Agroalimentaire Canada). Ce consortium a mis sur pied et réalisé un projet visant à développer un capteur in situ pour la cartographie de la neige financé par le 5e Programme cadre de l’UE et le programme Occasion de recherche concertée du CRSNG (2001-2005).

Pendant 10 ans, la professeure Bernier a poursuit des collaborations avec des chercheurs de l’Université Joseph Fourier à Grenoble (J.P. Dedieu) et de l’Université de Rennes (E. Pottier) sur la thématique du suivi du couvert nival (radar). La collaboration avec le professeur Dedieu a permis la réalisation d’une étude dans les hauts plateaux du Liban avec l’Université Saint-Joseph à Beyrouth (projet du Réseau de télédétection de l’Association des universités francophones). De plus, les trois chercheurs ont étudié le potentiel des radars multipolarisations et polarimétriques pour la caractérisation du couvert nival.

Diplômé(e)s et anciens stagiaires postdoctoraux

Activités scientifiques

  • Présidente du Comité scientifique du congrès de l’ACFAS 2008
  • Représentante du Centre Eau Terre Environnement à l’Association des universités canadiennes d’études nordiques (AUCEN)
  • Coprésidente du Comité scientifique de la conférence internationale CRSS/ASPRS 2007 Specialty conference, Ottawa, 28 octobre – 1er novembre 2007
  • Membre du Comité du Réseau télédétection de l’AUF depuis 2007
  • Membre du Comité de direction du Centre d’études nordiques  depuis 2006
  • IEEE Senior Member depuis 2006
  • Organisatrice et coprésidente de la session CRYSYS tenue à IGARSS06/27 Symposium canadien de télédétection, Denver, Colorado, août 2006
  • Membre du Comité scientifique du Réseau des centres d’excellence (RCE) en géomatique (GEOIDE) depuis 2003
  • Experte externe sur le Comité d’évaluation du programme de recherche spatiale finlandais ANTARES (2001-2004)
  • Membre du Groupe consultatif Terre et Environnement (2001-2006) de l’Agence spatiale canadienne (ASC)
  • Membre du Conseil d’administration de la Société canadienne de télédétection depuis l’automne 2000, secrétaire-trésorière de juin 2005 à octobre 2007
  • Membre de l’Association québécoise de télédétection (AQT) depuis plus de 25 ans. Présidente du Conseil d’administration de 1995 à 2000
  • Mise en place d’une entente formelle de collaboration (CRADA) pour trois ans (2006-2009) avec le Cold Region Research and Engineering Laboratory (CRREL), US Corps of Engineers
  • Mise en place d’une entente de coopération (2005-2010) entre l’INRS-ETE et l’Institut d’électronique et de télécommunication de Rennes (IETR) sur la polarimétrie radar
  • Renouvellement d’une entente de collaboration (2005-2008) entre l’INRS et l’Université de Buenos Aires portant sur la télédétection et la modélisation hydrologique
  • La professeure Bernier est vice-présidente de l’Association canadienne des études nordiques qui administre plusieurs programmes de bourses encourageant la recherche nordique.
  • Elle siège sur le conseil d’administration de la Société canadienne de télédétection depuis 14 ans, ayant organisé plusieurs symposiums canadiens de télédétection (Québec, Ottawa, Whitehorse, Sherbrooke, Victoria, Québec) et assuré la présidence de 2009 à 2014.
  • Elle est sur le conseil d’administration de la revue Ecosciences.
  • Elle travaille activement dans le nord du Québec avec les communautés nordiques, l’Administration Régionale Kativik, Commission Scolaire Kativik,  le Min. des transports du Québec, Ouranos ou Hydro-Québec pour mettre en place des outils de suivi de la glace côtière ou fluviatile.
  • Elle mène aussi d’autres projets de suivi de la cryosphère dans le nord du Québec mais aussi en Colombie Britannique (BC-Hydro). Elle a présidé un comité visiteur d’une chaire industrielle du CRSNG et évalué des Chaires du Canada.
  • Depuis 22 ans, elle a formé plus de 20 Ph. D., 35 M. Sc., 33 B. Sc. et six stagiaires postdoctoraux en télédétection de la neige, de la glace, du pergélisol, du gel du sol et de l’hydrologie des tourbières.

En 2011, elle a reçu le Prix Ferdinand Bonn de l’Association québécoise de télédétection pour sa contribution à la formation de la relève en télédétection et sa contribution au développement de la télédétection au Québec et au Canada.

Son expertise scientifique dépasse les frontières canadiennes. Elle a participé à des projets européens multidisciplinaires menés par des collègues allemands comme le projet SNOWPOWER (EU FP5th) sur la neige et le projet CLIMB (EU FP7th) sur le suivi de l’humidité du sol en Méditerranée. Sa contribution au projet North Hydrology de l’Agence Spatiale Européenne portait sur le développement d’outils de suivi de la glace de rivière.

Elle collabore avec de chercheurs français sur le développement de la polarimétrie radar pour la cartographie de la neige en collaboration avec Météo-France et Électricité de France.

Elle fait partie de l’équipe canadienne de la mission SMAP, un satellite américain munie d’un capteur microondes passives et d’un radar, dédié au suivi de la l’humidité et du gel du sol où elle collabore avec des chercheurs américains et allemands au développement d’algorithmes pour le suivi du gel et dégel saisonnier du sol.

En 2013, elle a initié un projet de recherche franco-québécois consacré à l’étude de l’impact des changements globaux sur les hommes et leurs territoires dans le contexte du développement économique du Nord Québécois, ce projet regroupe des chercheurs en sciences sociales et en sciences naturelles en partenariat avec les institutions du Nunavik (Tukisik).

Elle a siégé sur des comités d’évaluation de programmes de recherche internationaux comme le programme spatiale finlandais en 2004 et le Belmont Forum en 2014 (projets sur l’Arctique impliquant des chercheurs d’au moins trois pays).

Elle est membre sénior de la société internationale Géoscience and Remote Sensing (GRSS) d’IEEE. Elle est rédactrice associé à la revue GRSS-JSTARS depuis 2008.

Elle a présidé le comité organisateur d’IGARSS 2014, la plus importante conférence annuelle internationale en télédétection, qui s’est tenu conjointement avec le 35e Symposium canadien de télédétection à Québec du 13 au 18 juillet 2014. IGARSS 2014 a obtenu le Fidéide pour l’évènement d’affaires de l’année remis par la Chambre de commerce et d’industrie de la grande région de Québec le 12 mars 2015.

 

Publications