Terence Ndonyi Bukong

Expertises

Virologie et hépatologie

  • Professeur à l’INRS

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Centre Armand-Frappier Santé Biotechnologie

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Édifice 18
Laval (Québec)  H7V 1B7
CANADA
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Intérêts de recherche

Le professeur Terence Ndonyi Bukong et son équipe tentent de comprendre, au niveau moléculaire, comment les infections par le virus de l’hépatite C (VHC) et par le virus de l’immunodéficience humaine (VIH) entraînent des infections persistantes chez les individus présentant un syndrome métabolique lié à la consommation d’alcool et au régime alimentaire.

Qu’elles soient associées à un syndrome métabolique lié à un mauvais régime alimentaire ou un abus d’alcool ou surviennent de manière indépendante, les infections chroniques par le VHC et le VIH constituent l’une des principales causes de maladie humaine dans le monde. Il n’existe à ce jour aucun vaccin contre ces infections virales et les traitements actuellement utilisés ne permettent pas de guérir une infection par le VIH. Il est nécessaire de mieux comprendre la façon dont les maladies modulent les interactions entre l’hôte et les agents pathogènes lors de ces infections virales afin de développer de nouveaux traitements plus efficaces.

Le professeur Bukong et son équipe ont récemment démontré que les virus pouvaient exploiter d’autres mécanismes de transmissions par les microvésicules de l’hôte qui peuvent compromettre les immunothérapies et diminuer l’efficacité des chimiothérapies. De plus, il a été établi que les maladies métaboliques provoquées par l’abus d’alcool ou un mauvais régime alimentaire favorisaient la libération cellulaire de microvésicules (exosomes), et ce, indépendamment des infections virales associées. Bien que les maladies métaboliques ou virales soient généralement étudiées séparément, il est devenu évident que la situation clinique implique une synergie entre ces maladies.  C’est pourquoi les travaux de recherche portent non seulement sur le déchiffrage des mécanismes des maladies à cause unique, mais également sur des inclusions plus pertinentes du point de vue clinique afin de considérer le synergisme entre les maladies qui survient chez les patients. En outre, des études virologiques traditionnelles se sont appuyées sur des types de cellules conventionnelles qui favorisent les infections virales fondées sur le tropisme. En se basant sur les nouvelles observations, selon lesquelles les microvésicules peuvent servir d’intermédiaires à la transmission virale classique à récepteur indépendant aux cellules naïves,  les recherches se focalisent également sur l’identification des types de cellules non conventionnelles pouvant servir de réservoirs pour les virus capables de réplication et leur rôle dans le maintien des infections persistantes.

Le professeur Bukong et son équipe utilisent des systèmes in vitro et in vivo ainsi que des échantillons de patients malades et a pour objectif d’identifier les nouveaux pathomécanismes de la comorbidité des maladies et les stratégies thérapeutiques novatrices présentant un intérêt direct pour les patients.

Formation universitaire

Le professeur Terence N. Bukong a obtenu sa licence à la Faculté des sciences de la santé de l’Université de Buea (Cameroun) en 2002 ; sa maîtrise en sciences dans les domaines de l’immunologie et de l’allergie à l’Université de Nottingham (Angleterre) en 2005 et son doctorat en médecine translationnelle à l’école de médecine et des sciences médicales (School of Medicine and Medical Sciences) de l’Université de Dublin (Ireland) en 2009. Il a ensuite obtenu une bourse de recherche à la faculté de médecine de l’Université du Massachusetts (États-Unis) de 2010 à 2016.