La surinterprétation des sondages d’opinion

21 mai 2012

( mise à jour : 21 mai 2012 )


Guillaume Marois, doctorant en démographie au Centre Urbanisation Culture Société, publie une lettre dans la section Le Cercle de La Presse du site LaPresse.ca :

 

« Visiblement, les programmes de communication et journalisme des universités québécoises devraient songer à offrir un cours de statistique obligatoire aux étudiants. Avec les interprétations du dernier sondage CROP-Le SoleilLa Presse portant sur le conflit étudiant, nous voyons cette lacune à grand jour.

 

« Sondage favorable à la loi spéciale », titrait un article du 20 mai. « Les Québécois en faveur de la ligne dure », pouvait-on lire dans un autre du 19 mai. Or, ces titres sont trompeurs, voire mensongers: ce n’est pas ce que le sondage révèle. La chroniqueuse Marie-Claude Lortie, s’étonnant du résultat du sondage, se demandait qui sont ces gens qui « trouvent que cette loi est une bonne idée ». À juste titre, il faut se poser des questions.

 

Il convient de faire une mise au point sur la méthodologie: l’échantillon n’étant pas probabiliste, celui-ci n’est pas représentatif de la population. Certes, les résultats sont pondérés selon l’âge et le sexe, mais le problème principal se trouve dans le fait que l’échantillon est autosélectionné, c’est-à-dire que les sondés ont eux-mêmes choisi de faire partie d’une liste d’envoi. »

 

Lisez l’article complet sur le site LaPresse.ca, lundi 21 mai 2012.

 

La surinterprétation des sondages d’opinion

LaPresse.ca, Le Cercle de La Presse

Lundi 21 mai 2012

Auteur : Guillaume Marois