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Évaluation de la qualité des eaux souterraines dans le bassin versant inférieur de la rivière grand (ontario) basée sur diverses mesures et analyses de l’eau et du gaz

  • Doctorat
  • Hiver
  • Bourse offerte

Description du projet

Au nord du Lac Érié (sud de l’Ontario), on retrouve des problèmes de qualité d’eau causés par des activités naturelles et anthropiques (p. ex. les sels de la Formation Salina, les sels de déglaçage, les fosses septiques défectueuses, l’application de fertilisants pour l’agriculture, du remblai contaminé et environ 9 000 anciens puits de pétrole et de gaz, abandonnés en utilisant les méthodes rudimentaires de l’époque, et susceptibles de présenter des fuites). Ces enjeux posent de graves problèmes, car les eaux souterraines de cette région sont souvent saumâtres, contiennent parfois beaucoup de gaz, et / ou d’autres composés qui les rendent impropres à la consommation. Un autre problème important est la présence de H2S toxique vraisemblablement lié aux puits de pétrole et gaz qui fuient, en raison de la migration du méthane à travers une unité d’évaporite. La zone d’étude couvre environ 2000 km2 et correspond à la partie inférieure du bassin versant de la rivière Grand. Les régimes d’écoulement des eaux souterraines et l’occurrence d ‘une eau de mauvaise qualité sont particulièrement complexes dans cette région, qui comprend deux réserves des Premières nations aux prises avec des problèmes d’approvisionnement en eau.

L’objectif principal de cette thèse de doctorat est d’étudier et de caractériser la qualité des eaux souterraines, en utilisant également des mesures des eaux de surface, de l’air et du sol pour mieux comprendre les sources de contaminants. Cette thèse impliquera des travaux de terrain, des analyses de laboratoire et leur interprétation qui permettront de dresser un portrait de l’état de contamination dans la zone d’étude. Des échantillons d’eau seront prélevés dans des puits de surveillance et résidentiels, ainsi que dans des cours d’eau de surface. Les analyses comprendront la géochimie générale (anions, métaux majeurs/mineurs/traces), le nitrate, es hydrocarbures, ainsi que de multiples traceurs isotopiques pour déterminer l’âge des eaux souterraines (temps de résidence) et identifier les sources probables des divers contaminants (p. ex. les sels de la Formation de Salina par rapport aux sels de déglaçage), afin d’obtenir une compréhension holistique des processus d’interaction qui ont lieu dans cette région. Les mesures du gaz et de l’air du sol comprendront le méthane, le CO2 et le H2S. Ces travaux appuieront la gestion de l’utilisation des terres et l’élaboration de plans pour l’assainissement futur. Cette thèse s’inscrit dans le cadre d’un projet multi-institutionnel plus vaste dirigé par la Commission géologique du Canada (de Ressources naturelles Canada).

Date de début

La date de début prévue du doctorat est janvier 2025.

Programme d’études

Doctorat en sciences de la Terre de l’INRS

Supervision de la recherche

Profil recherché

Les étudiant.es en sciences de la Terre ou dans des programmes connexes sont encouragés à postuler. L’étudiant.e sélectionné.e doit être disposé.e à travailler à l’extérieur (en Ontario) pendant plusieurs semaines à la fois, au sein d’une équipe. La connaissance des analyses statistiques multivariées et de la programmation dans R serait un atout. L’étudiant.e sera inscrit au programme de doctorat en sciences de la Terre de l’INRS – Centre Eau Terre Environnement. La langue d’enseignement à l’INRS est le français alors que les communications avec la population lors des travaux de terrain se feront en anglais. Pour être admis en tant qu’étudiant.es à l’INRS, les candidat.es doivent présenter une preuve de connaissances fonctionnelles (niveau B2) ou en français ou en anglais.

Soutien financier

Un soutien financier complet sera offert à l’étudiant.e.

Lieu

Institut national de la recherche scientifique
Centre Eau Terre Environnement
490, rue de la Couronne
Québec (Québec) G1K 9A9

Soumission d’une candidature

Veuillez envoyer les documents suivants à l’adresse : genevieve.bordeleau@inrs.ca

  • Une lettre de motivation (1 page maximum) décrivant votre intérêt pour le projet et votre expérience préalable en laboratoire / sur le terrain / analyse de données
  • Une copie de vos relevés de notes universitaires

Si votre candidature est sélectionnée, vous serez invité.e à postuler à l’offre de recrutement du gouvernement fédéral, qui sera affichée dans les prochaines semaines.