L’avenir de nos établissements universitaires

Publié par Luc-Alain Giraldeau

30 août 2020

( mise à jour : 6 octobre 2020 )

La société québécoise doit pouvoir évoluer en s’appuyant sur des institutions solides. Or, nos établissements d’enseignement universitaire contribuent résolument à la consolidation de l’identité collective et à la prospérité de toutes les régions du Québec.

Aujourd’hui plus que jamais, le Québec et la société québécoise font face à de nombreux défis, qu’il s’agisse de la pénurie de main-d’œuvre, de changements climatiques, d’acquisitions de nouvelles compétences à l’ère du virage numérique, de la relève entrepreneuriale ou de la gestion de la diversité et du vivre-ensemble.

En génie comme en sciences de l’éducation, en sciences sociales ou en sciences de la vie, dans les arts comme dans les sciences numériques, ils sont un moteur pour la démocratie, l’économie, le développement durable, la culture et l’amélioration des conditions de vie et de travail.

En réalisant des études universitaires, on se forme pour avoir accès à des emplois stimulants et variés, pour devenir des citoyennes et des citoyens responsables, pour mieux affronter les complexités de la vie contemporaine.

Au Québec, les établissements d’enseignement universitaire ouvrent grandes leurs portes au plus large public possible. Dynamiques, bien imbriqués dans leurs milieux respectifs et ouverts sur le monde, ils se développent pour et près des gens. Ils enrichissent les expériences de vie et donnent de la confiance aux personnes qui les fréquentent. Nous oserions dire qu’ils génèrent davantage d’espoir dans l’avenir de notre société. Et partout dans le monde, les établissements d’enseignement universitaire québécois contribuent fortement au rayonnement de notre société et à sa reconnaissance.

Saviez-vous :

  • Qu’ils forment, en 2019, en formation initiale et continue, plus d’un demi-million de personnes dans tous les domaines ;
  • Que la créativité de nos étudiantes et étudiants fait vibrer la culture et les arts et transcende tous les secteurs d’activité ;
  • Que nos étudiantes et étudiants créent, chaque année, des dizaines d’entreprises grâce au soutien qui leur est offert en entrepreneuriat ;
  • Que nos diplômées et diplômés contribuent à l’accroissement de la richesse collective, développent des organisations innovantes, privées et publiques, à grande valeur ajoutée pour le Québec ;
  • Qu’ils attirent des talents internationaux, tant chez les professeures et professeurs que chez les étudiantes et étudiants, et que ces personnes contribuent à l’innovation et au développement scientifique, culturel, social et économique du Québec ;
  • Qu’ils développent des créneaux de recherche de classe mondiale, utiles et innovateurs, avec l’ambition de hisser le Québec parmi les meilleurs.

Très actifs dans leurs communautés, les établissements universitaires sont des partenaires de premier plan, en générant des savoirs utiles pour les individus, les entreprises, les organisations communautaires et les milieux institutionnels. Ils forment des leaders capables de proposer des solutions à des problèmes complexes. Fiers de remplir cette mission, ils souhaitent travailler de concert avec tous les acteurs sociaux dans cette recherche permanente du mieux-vivre et du mieux-être collectifs.

Partout sur la planète, on vante souvent la richesse humaine du Québec : nos établissements d’enseignement universitaire y contribuent activement. L’avenir du Québec se joue en partie sur nos campus. Fréquentons-les plus que jamais ! Nos établissements d’enseignement universitaire ont besoin d’un financement adéquat pour jouer pleinement leur rôle. Appuyons-les et soyons-en fiers !

Signataires

Nicole Bouchard, rectrice

Université du Québec à Chicoutimi

 

Graham Carr, recteur et vice-chancelier par intérim

Université Concordia

 

Pierre Cossette, recteur

Université de Sherbrooke

 

Sophie D’Amours, rectrice

Université Laval

 

Suzanne Fortier, principale et vice-chancelière

Université McGill

 

Magda Fusaro, rectrice

Université du Québec à Montréal

 

François Gagnon, directeur général

École de technologie supérieure

 

Luc-Alain Giraldeau, directeur général

Institut national de la recherche scientifique

 

Michael Goldbloom, principal et vice-chancelier

Université Bishop’s

 

Denis Harrisson, recteur

Université du Québec en Outaouais

 

Johanne Jean, présidente

Université du Québec

 

Guy Laforest, directeur général

École nationale d’administration publique

 

Denis Martel, recteur

Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue

 

Daniel McMahon, recteur

Université du Québec à Trois-Rivières

 

Jean-Pierre Ouellet, recteur

Université du Québec à Rimouski

 

Federico Pasin, directeur

HEC Montréal

 

André G. Roy, directeur général par intérim

Université TÉLUQ

 

Philippe A. Tanguy, directeur général

Polytechnique Montréal

Signé par plusieurs dirigeantes et dirigeants d’universités au Québec, ce texte d’opinion a a été publié le 3 décembre 2019 dans Le Quotidien.