Haut de page
Haut de page

L’UMR INRS comme catalyseur de la recherche collaborative

Publié par Luc-Alain Giraldeau, Ph. D., directeur général de l'INRS

25 mars 2021

( Mise à jour : 25 mars 2021 )

Plus que jamais, la science participe à la résolution de défis de société complexes, comme le réchauffement climatique, la pandémie de COVID-19, l’autonomie alimentaire ou l’agriculture durable. L’INRS est particulièrement interpelé par ce rôle social de la science, puisqu’à sa fondation, on lui a défini une mission nationale de recherche et de formation sur des enjeux stratégiques pour le développement économique, social et culturel du Québec.

Jusqu’à maintenant, l’INRS accomplit sa mission avec brio grâce à la performance exceptionnelle de ses professeures et professeurs qui œuvrent au sein de ses quatre centres de recherche, ce qui le place au premier rang au Canada en intensité de recherche. Cependant, l’INRS désire contribuer encore davantage à l’élan du Québec et de ses régions. Pour ce faire, notre établissement s’est inspiré de l’expérience du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) qui a dynamisé la recherche française en implantant plusieurs de ses chercheuses et chercheurs dans des universités, au sein d’équipes mixtes CNRS-Universités. En ce sens, l’INRS propose donc de délocaliser certains de ses scientifiques chez des partenaires universitaires pour former avec eux des unités mixtes de recherche INRS-Université, hébergées dans les espaces de l’établissement hôte, et ce, dans cinq régions du Québec.

Innovation et unités mixtes de recherche de l'INRS
Les unités mixtes de recherche constituent un nouveau modèle de développement pour l’INRS et les universités québécoises situées en région.

En demeurant attaché à sa mission, l’INRS propose que les UMR soient avant tout au service des besoins de recherche et de formation exprimés par le partenaire. Les cinq nouvelles UMR INRS-UQ annoncées le 22 mars 2021 porteront sur des thématiques prioritaires et stratégiques pour le Québec : les matériaux et les technologies pour la transition énergétique à l’UQTR, la cybersécurité à l’UQO, la transformation numérique en appui au développement régional à l’UQAR, la santé durable à l’UQAC, ainsi que les études autochtones à l’UQAT. Chaque UMR sera rattachée aux centres de l’INRS, tant sur le plan administratif que scientifique, et pourra développer son programme de recherche et contribuer à créer de nouveaux parcours de formation.

Les UMR expriment la volonté collaboratrice de l’INRS dans un contexte où le Québec ne peut que profiter d’une coopération accrue entre ses établissements d’enseignement supérieur.

L’UMR devient aussi un nouveau modèle de développement de l’INRS, permettant à chaque centre d’accroitre son rayon d’action par la mise sur pied d’unités mixtes de recherche. Enfin, le modèle des UMR est agile et il est possible d’envisager élargir nos collaborations de recherche en implantant des UMR INRS chez des partenaires industriels, gouvernementaux ou au sein d’autres établissements de recherche et d’enseignement.

Le succès des UMR contribuera à l’essor de l’INRS et à l’accomplissement de sa mission particulière. En rassemblant les forces en présence, avec nos partenaires, c’est tout le Québec qui sort gagnant de la capacité singulière de l’INRS d’agir comme catalyseur du développement de notre potentiel en recherche scientifique, de même qu’en transfert et en mobilisation des connaissances.