Où va la Petite Italie?

28 mai 2011

( mise à jour : 28 mai 2011 )


« Petit matin frisquet à l’angle des rues Dante et Alma. Dans le sous-sol de l’église Notre-Dame-de-la-Défense, six vieilles dames font de la danse en ligne au son d’une chanson populaire italienne. Malgré l’âge, les rhumatismes et la salle complètement vide, la bonne humeur est palpable. Funiculì funiculà… 

 

 

Tony, du Caffè San Simeon, le constate: sa clientèle a passablement changé depuis deux ou trois ans. Il ne s’en plaint pas: c’est bon pour les affaires. « Le monde du Plateau est monté jusqu’ici. C’est devenu plus québécois. Il y a beaucoup de gens de 20 à 40 ans. » « Nos habitués sont à 75% francophones, confirme son père Johnny, patron de l’établissement. Ce ne sont plus des vieux qui restent des heures à regarder la télé, mais des jeunes, des femmes et des familles qui viennent pour le café à emporter. »

 

Ce phénomène, par ailleurs observable à l’échelle occidentale, «reflète l’attirance d’une certaine classe moyenne pour le cachet ethnique et le cosmopolitisme », souligne Annick Germain, professeure et chercheure à l’INRS. »

 

La suite de l’article sur Cyberpresse.ca, La Presse, 28 mai 2011.

 

Où va la Petite Italie?
La Presse
Samedi, 28 mai 2011, p. A26
Journaliste : Jean-Christophe Laurence