Pas de nouvelle fracturation avant 18 mois

4 avril 2012

( mise à jour : 4 avril 2012 )


La mise en place du comité responsable de l’évaluation environnementale stratégique (EES) sur les gaz de schiste semble avoir eu pour effet de refroidir cette industrie, car aucun projet de forage n’est sur la table ou en vue, selon le coordonnateur du comité, Robert Joly. Le comité dévoilait hier le plan final de cette EES.

Ces travaux seront plutôt remplacés par des expériences en laboratoire et plusieurs visites sur des sites d’exploitation aux États-Unis et dans l’Ouest canadien. « Ce n’est pas très difficile de reproduire en labo les conditions qui prévalent à 1000 ou 2000 mètres de profondeur. On a des échantillons du shale de l’Utica (viés par l’industrie au Québec). On peut les placer dans un réacteur où on contrôle la température et la pression. L’intérêt, c’est que les produits chimiques qui sortent des forages ne sont pas nécessairement les mêmes que ceux qui entrent, parce qu’ils réagissent avec la roche », a expliqué le professeur Michel Malo, de l’Institut national de la recherche scientifique et membre du comité de l’EES.

Ces eaux de reflux doivent être analysées dans les heures qui suivent une fracturation. On n’a aucun échantillon analysable des eaux issues des 19 puits fracturés au Québec, car ces eaux ont été envoyées dans des usines d’épuration municipales.

Le Comité accorde également beaucoup d’importance à l’étude de l’Environmental Protection Agency des États-Unis (EPA) sur l’impact du gaz de schiste sur les eaux souterraines, qui devrait être publié d’ici la fin de l’année. «Les recommandations sur les techniques de construction des puits d’EPA seront utiles pour établir la réglementation québécoise», affirme Michel Malo.

 

 

Sources

– Cliche, Jean-François (3 avril 2012) Gaz de schiste : L’évaluation gouvernementale se fera sans fracturation Le Soleil

– Côté, Charles (4 avril 2012) Pas de nouvelle fracturation avant 18 mois La Presse

– Francoeur, Louis-Gilles (4 avril 2012) Gaz de schiste – Pas d’autres fracturations en vue Le Devoir