Situation de la langue : Vers une cassure entre Montréal et le reste du Québec

17 septembre 2011

( mise à jour : 17 septembre 2011 )


« L’Office québécois de la langue française (OQLF) a publié la semaine dernière cinq études qui dressent le portrait démolinguistique du Québec. La ministre de la Culture et des Communications, Christine St-Pierre, tout comme le premier ministre Jean Charest, y a vu des signes indiquant que la situation du français s’améliorait, tandis que l’opposition y trouvait la confirmation que Montréal s’anglicise. Or pour les chercheurs, les données ne permettent pas de tirer de telles conclusions.

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Pour Alain Bélanger, professeur à l’Institut national de recherche scientifique (INRS), qui a signé avec Réjean Lachapelle et Patrick Sabourin une des études rendues publiques par l’OQLF, la proportion des substitutions en faveur du français est beaucoup plus importante ces dernières années que par le passé, notamment depuis l’application de la loi 101. En 1971, 70 % des immigrants qui délaissaient leur langue maternelle optaient pour l’anglais; en 2006, la proportion est inversée. «Il y a eu amélioration, mais on part de loin», fait observer Alain Bélanger. De fait, la proportion des substitutions vers le français devrait s’élever à 90 % pour que les francophones ne perdent pas de terrain, ajoute-t-il.  »

 

 

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La situation de la langue : Vers une cassure entre Montréal et le reste du Québec
Le Devoir
Samedi, 17 septembre 2011, p. B1
Journaliste : Robert Dutrisac