L’étude « Pauvreté persistante et temporaire : un enjeu de taille sur le territoire de Centraide du Grand Montréal » a été menée par le professeur Xavier St-Denis de l’Institut national de la recherche scientifique (INRS) et Rana Bouazer, étudiante à la maîtrise en études des populations. Il s’agit d’une étude inédite réalisée en collaboration avec Centraide du Grand Montréal.

Pourquoi est-ce important?
Plus d’une personne sur quatre dans le Grand Montréal a vécu au moins une période de pauvreté entre 2016 et 2023. En suivant les mêmes personnes sur huit ans, cette étude révèle que la pauvreté est non seulement plus répandue qu’il n’y paraît, mais qu’elle est aussi souvent persistante. Les portraits annuels traditionnels permettent difficilement de saisir cette réalité.
L’analyse met également en lumière de fortes disparités entre les territoires ainsi que les liens étroits entre pauvreté durable et difficultés de logement. Ces résultats offrent un éclairage inédit sur les dynamiques de pauvreté dans le Grand Montréal et fournissent des données essentielles pour orienter les politiques publiques et les actions de lutte contre les inégalités.
Tout le monde en parle :
« Les taux de faible revenu de la population adulte oscillent annuellement entre 10 % et 12 %, mais ils ne donnent qu’un aperçu partiel de la réalité de la pauvreté. Lorsqu’on l’observe sur plusieurs années, on constate qu’une proportion beaucoup plus importante des adultes y est confrontée à un moment ou à un autre. Cette étude montre également que le risque de vivre la pauvreté peut varier considérablement d’un territoire à l’autre. »
— Xavier St-Denis, professeur à l’INRS et auteur de l’étude
« La cartographie des résultats met en évidence d’importantes disparités entre les territoires du Grand Montréal. Elle montre que la pauvreté persistante se concentre dans certains secteurs et souligne l’importance de tenir compte des réalités territoriales pour mieux comprendre les inégalités sociales et économiques. »
— Rana Bouazer, étudiante à la maîtrise en études des populations à l’INRS et coautrice du rapport