Retour en haut

L’INRS accueille ses trois premiers professeures et professeurs au Centre Ruralités durables

15 juin 2026

Mise à jour : 15 juin 2026

Des expertises complémentaires pour répondre aux grands enjeux des territoires ruraux du Québec.

Photo de gauche à droite : Professeur Samir Méchaï et les professeures Emmanuelle Bouchard Bastien et Marilyne Chicoine accompagnés d’Amélie Forget, directrice d’implantation du Centre Ruralités durables de l’INRS.

L’Institut national de la recherche scientifique (INRS) est heureux d’accueillir dans ses rangs les professeures Emmanuelle Bouchard-Bastien et Marilyne Chicoine, ainsi que le professeur Samir Méchaï. L’arrivée de ces trois membres au Centre Ruralités durables de l’INRS, dans Charlevoix, vient renforcer la capacité du centre à analyser et accompagner les transformations des milieux ruraux, en abordant des enjeux aussi variés que la participation citoyenne, les chaînes d’approvisionnement et la santé. 

« L’arrivée de ces trois nouveaux membres du corps professoral à l’INRS marque une étape fondatrice pour le Centre Ruralités durables. Leurs expertises complémentaires reflètent notre ambition de développer une recherche ancrée dans les territoires, en se saisissant des grands enjeux contemporains tel que définis et coconstruits avec et pour les communautés. »  

Amélie Forget, Directrice d’implantation du Centre Ruralités durables de l’INRS

Participation citoyenne et transformations socio-environnementales

La professeure Emmanuelle Bouchard-Bastien apporte une expertise en mobilisation et participation citoyenne en milieu rural. Ses recherches portent sur les relations entre les sociétés et leur environnement dans des contextes de transition, de transformation ou de conflit.

professeure Emmanuelle Bouchard-Bastien

Formée en anthropologie et en environnement, elle s’intéresse notamment aux dimensions sociales des projets de développement en milieu rural et de leurs dispositifs consultatifs, qu’il s’agisse notamment d’exploitation minière, de parcs éoliens ou d’infrastructures énergétiques. Ses travaux explorent également les réponses des populations aux catastrophes naturelles et anthropiques et aux bouleversements environnementaux, avec une attention particulière aux processus de rétablissement et d’adaptation. 

Ses recherches mettent en lumière la diversité des valeurs, des représentations et des visions d’avenir qui coexistent dans les territoires ruraux et soulignent l’importance des méthodes utilisées par les institutions pour engager les collectivités dans des processus de prises de décision qui touchent directement leur milieu de vie. Elles s’appuient sur des approches participatives et collaboratives visant à valoriser les savoirs locaux et à soutenir la co-construction de solutions adaptées aux réalités des communautés. 

Vers des chaînes d’approvisionnement durables et ancrées dans les territoires 

La professeure Marilyne Chicoine s’intéresse à la transformation des chaînes d’approvisionnement et des chaînes de valeur dans un contexte marqué par des perturbations climatiques, économiques et sociales croissantes.

Professeure Marilyne Chicoine

Ses recherches visent à comprendre comment faire évoluer ces chaînes vers des systèmes plus durables, équitables et résilients, capables de soutenir le bien-être des communautés tout en respectant les limites des écosystèmes. Son approche interdisciplinaire, à l’interface de l’ingénierie des systèmes, du marketing et des sciences comportementales, lui permet d’analyser les dynamiques de proximité, les circuits courts et les modèles alternatifs tels que les coopératives et les économies circulaires. 

Son programme de recherche s’articule autour de trois axes : les dynamiques de proximité dans les chaînes d’approvisionnement, les innovations territoriales axées sur le bien-être des parties prenantes, et le développement de systèmes régénératifs adaptés aux réalités des milieux ruraux. Ses travaux contribuent à identifier des solutions concrètes pour soutenir la transition vers des économies plus autonomes et durables. 

Penser l’épidémiologie « rurale » pour lier les risques sanitaires au territoire 

Le professeur Samir Méchaï se joint au Centre à titre de spécialiste en épidémiologie dite « rurale ». Ses travaux portent sur la compréhension des dynamiques d’émergence et de propagation des maladies dans les territoires où interagissent humains, animaux et écosystèmes.

Professeur Samir Méchaï 

Les milieux ruraux jouent un rôle clé dans l’apparition de nouveaux risques sanitaires, notamment en raison des interactions entre la faune sauvage, les élevages, des vecteurs (comme les moustiques ou les tiques), et les activités humaines. Les travaux de Samir Méchaï visent à mieux comprendre ces dynamiques, encore largement sous-détectées par les systèmes traditionnels, en mobilisant une approche multidisciplinaire à la croisée de l’agronomie, de l’entomologie, de la génomique et de l’épidémiologie. 

Ses recherches contribuent à améliorer les outils de surveillance en santé publique et à anticiper les risques émergents. Son objectif est de renforcer la capacité des communautés rurales à faire face aux défis sanitaires et à accroître leur résilience. 

Une expertise renforcée au service des territoires ruraux 

Avec l’arrivée d’Emmanuelle Bouchard-Bastien, de Marilyne Chicoine et de Samir Méchaï, le Centre Ruralités durables de l’INRS franchit une nouvelle étape dans son développement. Leurs travaux contribueront à structurer une programmation scientifique ancrée dans les réalités des territoires et des milieux, et à générer des connaissances directement utiles, en soutien aux décideurs, aux partenaires et aux communautés.