Pourquoi cette chaire est importante?

La maladie d’Alzheimer touche aujourd’hui plus de 50 millions de personnes dans le monde, et ce nombre devrait continuer d’augmenter au cours des prochaines décennies. La maladie évolue souvent pendant de nombreuses années avant l’apparition des premiers symptômes. Lorsque le diagnostic est posé, une partie importante des cellules cérébrales impliquées dans les fonctions cognitives est déjà altérée. Il est donc essentiel de détecter la maladie beaucoup plus tôt, afin d’intervenir avant que les dommages au cerveau ne deviennent irréversibles. 

Quelle grande question explore-t-elle?

La chaire poursuit deux objectifs complémentaires. Le premier est d’identifier des biomarqueurs sanguins précoces, capables de détecter les changements biologiques associés à la maladie avant son apparition clinique. Le deuxième est de développer des approches thérapeutiques innovantes, notamment grâce aux nanotechnologies et aux vésicules extracellulaires, afin d’améliorer l’acheminement des médicaments vers le cerveau. Ces approches pourraient permettre de cibler plus efficacement les cellules et les régions cérébrales concernées, tout en limitant les doses et les effets indésirables.

Qu’est-ce qui rend cette chaire unique?

La chaire se distingue par son approche intégrée, qui combine prévention, détection précoce et développement de nouvelles stratégies thérapeutiques. Elle étudie Alzheimer sous plusieurs angles, notamment le rôle des infections, de l’inflammation, du stress oxydatif et des interactions entre le cerveau et les systèmes périphériques

Grâce à des collaborations nationales et internationales et à l’étude de cohortes comprenant des personnes en bonne santé, à risque, à des stades précliniques et à différents stades de la maladie, la chaire cherche à mieux comprendre comment la maladie commence et comment elle progresse

À quoi serviront ses découvertes?

Quelle est la prochaine étape?  

L’équipe souhaite poursuivre l’identification de signatures biologiques précoces permettant de suivre l’évolution de la maladie et d’identifier les personnes à risque. Elle développera parallèlement de nouvelles stratégies thérapeutiques, notamment fondées sur les nanotechnologies et les vésicules extracellulaires, pour favoriser une délivrance plus précise des traitements au cerveau. 

L’objectif ultime est de pouvoir intervenir plus tôt, avant que les dommages cérébraux ne deviennent irréversibles, et de contribuer au développement d’une médecine plus préventive et personnalisée de la maladie d’Alzheimer.

Titulaire de la chaire

Charles Ramassamy
Professeur expert en toxines et antioxydants et maladie d’Alzheimer
Centre Armand-Frappier Santé Biotechnologie

Cette chaire philanthropique a pu se développer grâce au généreux soutien de la Fondation Armand-Frappier, qui contribue activement à faire progresser la recherche et à former la prochaine génération de chercheurs.