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5 octobre 2026
Mise à jour : 5 octobre 2026

Le cancer du sein est le type de cancer le plus répandu chez les femmes dans le monde. Or, les cas purement génétiques, issus d’une mutation héréditaire, demeurent minoritaires. Pour la plupart, les causes restent inconnues, même si les habitudes de vie, l’alimentation et le milieu de résidence figurent parmi les facteurs sous la loupe. À l’heure actuelle, on soupçonne même certains polluants de notre environnement quotidien d’aggraver les risques de cancer du sein.
Le sein est un organe en constante évolution : à la puberté, durant les menstruations, avant et après une grossesse, ses cellules se préparent, se remodèlent et changent. Il est donc particulièrement vulnérable au cancer, puisqu’il produit continuellement de nouvelles cellules. Celles-ci sont plus susceptibles d’accumuler des mutations que celles d’un organe plus stable.

Experte en toxicologie environnementale et en cancer du sein, la professeure Isabelle Plante de l’INRS s’intéresse à la régulation et à l’influence des cellules et des interactions cellulaires. Elle étudie plus particulièrement leur rôle dans le développement des glandes mammaires et la manière dont leur dérégulation, causée par des mutations ou par des polluants environnementaux, pourrait favoriser l’apparition du cancer du sein.
La professeure Plante porte une attention spécifique aux perturbateurs endocriniens, ces produits chimiques qui interfèrent avec nos hormones et que l’on retrouve aussi bien dans les cosmétiques que dans les appareils électroniques et les jouets. Certains de ces produits perturbent le fonctionnement normal de nos cellules et de nos tissus, et donc celui de nos organes.
Ils peuvent ainsi favoriser l’apparition de tumeurs ou nuire au bon fonctionnement de l’organisme.
« Le sein est un organe en constante évolution […]. Il est donc particulièrement vulnérable au cancer, puisqu’il produit continuellement de nouvelles cellules. »

Par leur omniprésence et leur influence néfaste sur notre santé, les perturbateurs endocriniens sont très préoccupants pour le cancer du sein. Les interactions cellulaires pourraient être directement influencées par ces produits chimiques. Or, comme ces interactions sont essentielles au développement normal des glandes mammaires, toute perturbation peut avoir des répercussions sur l’ensemble du processus.
Isabelle Plante rappelle que la meilleure façon de vaincre le cancer du sein reste la prévention, aussi bien chez les femmes que chez les hommes. L’information, la prise de conscience sur les facteurs de risque et le dépistage précoce sont des incontournables. Plus la maladie est détectée précocement, plus les chances de survie sont élevées.
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