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7 juillet 2026
Mise à jour : 7 juillet 2026
Deux nouvelles chaires de recherche à l’INRS pour comprendre l’impact des polluants sur la santé et développer des solutions thérapeutiques innovantes.
L’Institut national de la recherche scientifique (INRS) crée deux nouvelles chaires institutionnelles (individuelles) en santé environnementale et en chimie biomédicale. En s’attaquant à des enjeux majeurs, l’exposition aux perturbateurs endocriniens et le développement de nouveaux outils thérapeutiques, l’INRS renforce son rôle clé dans la protection de la santé publique et l’avancement des sciences de la vie au Québec.
Rattachées au Centre Armand-Frappier Santé Biotechnologie et à l’Unité mixte de recherche INRS-UQAC en santé durable, ces deux chaires complémentaires visent à mieux comprendre les risques associés aux polluants présents dans notre environnement et à exploiter le potentiel des glucides pour mettre au point de nouveaux médicaments, vaccins et biomolécules d’intérêt. Ensemble, elles contribueront à améliorer la prévention, le diagnostic et le traitement de maladies ayant un impact direct sur la population.
Dirigée par la professeure Isabelle Plante, la Chaire INRS sur les perturbateurs endocriniens et les glandes mammaires : Des mécanismes d’action aux risques toxicologiques s’attaque à un enjeu de santé publique majeur : le rôle des polluants environnementaux dans le développement du cancer du sein.
Le cancer du sein demeure le cancer le plus fréquent chez les femmes au Canada, et entre 70 % et 90 % des cas seraient liés à des facteurs environnementaux et au mode de vie. Parmi les substances préoccupantes, les perturbateurs endocriniens – présents dans les cosmétiques, les plastiques, les produits ménagers ou les emballages alimentaires – suscitent une attention croissante.
La Chaire vise à comprendre comment ces substances interagissent avec le système hormonal et influencent le développement des glandes mammaires à différentes étapes de la vie. À l’aide de modèles expérimentaux, l’équipe étudiera les mécanismes d’action de ces composés, les périodes de vulnérabilité et les risques toxicologiques associés.

« Comprendre comment les polluants environnementaux influencent la santé mammaire est essentiel pour mieux prévenir le cancer du sein et orienter les décisions en santé publique », souligne Isabelle Plante, professeure à l’INRS en toxicologie environnementale.
Les résultats permettront d’améliorer l’évaluation des risques liés aux substances chimiques du quotidien et de soutenir des stratégies de prévention adaptées aux populations les plus vulnérables.
La Chaire INRS en chimie des glucides, dirigée par le professeur Charles Gauthier, positionne l’INRS à l’avant-garde d’un domaine stratégique au Canada. Omniprésents dans le monde vivant, les glucides jouent un rôle central dans les interactions entre microbes et cellules humaines et dans la réponse immunitaire, et servent de motifs structuraux essentiels à la conception de médicaments. Pourtant, exploiter pleinement leur potentiel thérapeutique demeure un défi en raison de la complexité de leur structure chimique et de leur hétérogénéité naturelle.
Le programme de la Chaire se concentre sur trois axes :

« La complexité structurale des glucides représente un levier immense pour l’innovation biomédicale. En maîtrisant leur architecture moléculaire, nous pouvons concevoir des thérapies ciblées et des biotechnologies plus durables », explique Charles Gauthier, professeur à l’INRS et membre de l’Unité mixte de recherche INRS-UQAC en santé durable
Grâce à des collaborations nationales et internationales, la Chaire contribuera à renforcer la souveraineté pharmaceutique du Québec et à former une relève hautement spécialisée dans un domaine stratégique.
Avec ces deux nouvelles chaires, l’INRS compte désormais huit chaires institutionnelles. Créées par le comité de direction, elles visent à soutenir des domaines stratégiques pour le Québec et à favoriser les collaborations avec les milieux universitaires, industriels et gouvernementaux. Elles s’inscrivent pleinement dans la mission de l’INRS : contribuer au développement économique, social et environnemental du Québec par la recherche dirigée et la formation de la relève.
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