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L’INRS et l’UQTR renforcent la capacité de leur unité mixte de recherche pour développer des batteries plus performantes, sécuritaires et durables.

Le Québec accélère sa transition énergétique. Grâce à des investissements totalisant 2,88 millions de dollars, l’Institut national de la recherche scientifique (INRS) et l’Université du Québec à Trois‑Rivières (UQTR) renforcent leur capacité à développer des solutions pour maîtriser la chaîne de valeur des batteries, au cœur de la souveraineté énergétique.
Au centre de cette initiative : l’Unité mixte de recherche (UMR) INRS-UQTR sur les matériaux et les technologies pour la transition énergétique qui mise sur une collaboration étroite entre recherche et industrie pour accélérer l’innovation en énergie.
L’annonce a été faite aujourd’hui à l’UQTR, lors d’une conférence de presse tenue en présence du vice-recteur à la recherche de l’UQTR, Sébastien Charles, de la directrice scientifique adjointe de l’INRS, Annick Girard, d’élus de la région, ainsi que des membres de l’UMR et de partenaires du milieu de la recherche et du secteur industriel.
Soutenus par le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada (CRSNG), le ministère de l’Économie, de l’Innovation et de l’Énergie (MEIE), via le Consortium de recherche et d’innovation en transformation métallique (CRITM) et des partenaires tels qu’Hydro‑Québec, Mitacs et Arkema Canada Inc., les travaux dirigés par le professeur à l’INRS François Allard, codirecteur de l’UMR INRS-UQTR couvrent l’ensemble de la chaîne des technologies énergétiques.
Les équipes s’attaquent à des enjeux clés : extraction et recyclage du lithium, développement de batteries de nouvelle génération et intégration des technologies dans les réseaux électriques. L’objectif est clair : améliorer la performance des systèmes, sécuriser l’approvisionnement en ressources critiques et réduire l’empreinte environnementale.
« Ces projets permettront de franchir des étapes clés dans le développement de batteries plus performantes, sécuritaires et durables, tout en améliorant notre compréhension des matériaux, des procédés de transformation des minéraux critiques et des systèmes énergétiques de prochaine génération. Par exemple, ils contribueront à innover dans les procédés d’extraction et de recyclage du lithium, un enjeu crucial, en les rendant plus efficaces et mieux adaptés aux réalités industrielles canadiennes. »
François Allard, professeur à l’INRS et codirecteur de l’UMR INRS-UQTR
Aux côtés de François Allard, deux projets sont codirigés au sein de l’UMR par un chercheur et une chercheuse de l’UQTR. La professeure Samaneh Shahgaldi, titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur les piles à combustible à base de lignine et membre de l’Institut de recherche sur l’hydrogène (IRH) de l’UQTR, met à profit son expertise en matériaux et électrolytes polymères pour le développement de batteries tout solide à base de lithium métallique. Quant à lui, le professeur Kodjo Agbossou, directeur de l’École d’ingénierie de l’UQTR et titulaire de la Chaire de recherche Hydro-Québec sur la gestion transactionnelle de la demande résidentielle en puissance et en énergie, apporte son expertise reconnue en intégration des systèmes de production, de stockage et de gestion de l’énergie électrique aux travaux sur les piles à combustible à oxyde solide destinées aux réseaux électriques.
L’UMR franchit une étape majeure avec l’obtention de sa première Chaire de recherche du Canada sur les nouveaux matériaux énergétiques à la professeure à l’INRS Karin Kleiner, membre de l’UMR INRS-UQTR. Cette chaire de niveau 2, octroyée aux chercheuses et chercheurs émergents susceptibles de devenir des chefs de file dans leur domaine, est financée par le CRSNG à hauteur de 600 000 $ sur 5 ans.

« Cette chaire représente une occasion unique de faire progresser le développement de matériaux énergétiques de nouvelle génération. En repoussant les limites actuelles, nous souhaitons améliorer leurs performances, prolonger leur durée de vie et concevoir des solutions reposant sur une utilisation plus sobre des ressources naturelles rares. Notre ambition est de contribuer à des technologies plus durables, plus efficaces et mieux adaptées aux défis énergétiques et environnementaux d’aujourd’hui. »
Karin Kleiner, professeure à l’INRS et membre de l’UMR INRS-UQTR, titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur les nouveaux matériaux énergétiques
Cette chaire permettra à la professeure Kleiner de développer des matériaux énergétiques de nouvelle génération, intégrant des minéraux canadiens (fer, nickel et lithium) et performants, essentiels à l’évolution des technologies de stockage et de conversion de l’énergie et à la réduction des émissions de gaz à effet de serre.
Portés par cette première chaire et des projets structurants, l’INRS et l’UQTR renforcent leur leadership en technologies énergétiques. Ensemble, ils contribuent à positionner le Québec au cœur de la filière batterie, un secteur stratégique pour sa souveraineté technologique et énergétique, tout en générant des retombées importantes pour la recherche, l’économie et les régions.
« Cet investissement stratégique montre à quel point la recherche collaborative est essentielle à la transition énergétique. En réunissant des expertises complémentaires au sein de cette Unité mixte de recherche portée par l’INRS, nous faisons émerger, avec l’UQTR, des solutions concrètes qui répondront aux besoins énergétiques de demain et généreront des retombées importantes pour le Québec et le Canada. »
Luc-Alain Giraldeau, directeur général de l’INRS
« L’Unité mixte de recherche INRS-UQTR est un véhicule structurant pour notre milieu : elle décuple la capacité scientifique de nos équipes, attire des chaires d’envergure et fait émerger des projets qui n’auraient pas pu voir le jour autrement. Les financements annoncés aujourd’hui, soit trois projets CRSNG Alliance et une première Chaire de recherche du Canada, viennent confirmer la pertinence de ce modèle. L’UQTR est fière d’y contribuer, aux côtés de l’INRS et de partenaires industriels engagés, en mettant à profit son expertise reconnue en matériaux énergétiques et en intégration des systèmes électriques. »
Sébastien Charles, vice-recteur à la recherche et au développement, UQTR