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15 décembre 2025
Mise à jour : 15 décembre 2025
L’Institut national de la recherche scientifique (INRS), l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR), le Centre de métallurgie du Québec (CMQ) et Innofibre unissent leurs forces pour déployer une plateforme technologique dédiée à la transition énergétique. Soutenu par un investissement de 7,6 M$ dont 6,87 millions du ministère de l’Économie, de l’Innovation et de l’énergie (MEIE), ce projet consolide la Mauricie et le Centre-du-Québec comme l’un des pôles stratégiques de l’innovation énergétique au Canada.
Yves Monette – directeur du Bureau des initiatives stratégiques en recherche à l’UQTR, François Allard – professeur à l’INRS, Luc-Alain Giraldeau, directeur général de l’INRS, Jean Boulet – député de Trois-Rivières, ministre du Travail et ministre responsable de la région de la Mauricie, Christian Blanchette – recteur de l’UQTR, Jean-Philippe Jacques – directeur général d’Innofibre du Cégep de Trois-Rivières
Dotée de 46 nouveaux équipements scientifiques de pointe, la plateforme permettra d’analyser des nanomatériaux critiques comme le lithium et le graphite, de concevoir des matériaux pour les batteries de nouvelle génération, d’améliorer l’efficacité énergétique de la production d’hydrogène vert et de faire progresser les procédés industriels décarbonés. Ces installations soutiendront les travaux de l’Unité mixte de recherche INRS–UQTR sur les matériaux et les technologies pour la transition énergétique qui s’articulent autour de trois grands axes : i) les nouveaux matériaux et technologies de batteries, ii) le stockage, la conversion et la production d’hydrogène décarboné et iii) la décarbonation de l’industrie et l’économie circulaire.
Dans le contexte de l’essor rapide de la filière batterie au Québec, ces nouveaux équipements permettront aussi d’installer des lignes et montages de prototypage à l’échelle laboratoire pour simuler des procédés hydrométallurgiques, métallurgiques et électrochimiques, essentiels au développement de cette industrie. L’UMR INRS-UQTR pourra ainsi étudier le recyclage des batteries Li-ion, mettre au point des batteries de nouvelle génération offrant de meilleures performances, optimiser la production d’hydrogène vert et innover dans les procédés industriels pour soutenir la décarbonation.
La plateforme travaillera avec des partenaires industriels autour de trois thèmes clés :
Pour les équipes de l’INRS, cette plateforme représente un accélérateur majeur.
Le professeur François Allard pourra y approfondir ses recherches sur la production d’aluminium vert, développer des technologies de batteries plus performantes et concevoir des procédés innovants pour le recyclage des batteries Li-ion — un enjeu crucial dans le contexte de l’essor de la filière québécoise. Les nouvelles installations lui offriront également les moyens de soutenir la décarbonation des réseaux électriques en testant des solutions plus propres et plus efficaces.
La professeure Karin Kleiner tirera aussi pleinement parti de cette plateforme pour mettre au point des cathodes de batteries Li-ion sans cobalt, un élément rare et coûteux. Grâce aux nouveaux équipements, elle pourra produire des électrodes plus durables, réduire la dépendance à certains matériaux critiques et accélérer la mise à l’échelle de ces innovations avec des partenaires industriels.
En plus de stimuler l’innovation, ces installations joueront un rôle clé dans la formation : plus de 300 étudiantes, étudiants, stagiaires, chercheures et chercheurs devraient les utiliser dans les prochaines années, incluant des stagiaires internationaux. La plateforme contribuera également à soutenir la montée en puissance de la filière batterie québécoise, alors que 1 500 nouveaux travailleurs devront être formés dans la région de Bécancour seulement.
Pour l’INRS, cette initiative illustre la force du modèle de l’UMR.
Luc-Alain Giraldeau, directeur général de l’INRS.
« Ces investissements démontrent clairement que l’Unité mixte de recherche (UMR), une initiative portée par l’INRS, est un modèle qui fonctionne. En misant sur une collaboration étroite entre nos établissements, nous avons créé un milieu de recherche solide qui rassemble expertise, innovation et ancrage régional. L’appui du gouvernement permettra d’accélérer le développement de solutions concrètes pour soutenir la transition énergétique du Québec. »
En s’inscrivant dans la Vallée de la transition énergétique, cette plateforme devient un levier essentiel reliant universités, centres collégiaux de transfert de technologie et industries. Elle ouvre la voie à des solutions énergétiques plus propres, plus performantes et résolument québécoises.
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