La Chaire de recherche industrielle sur le traitement in situ des sols et des eaux souterraines contaminés par des contaminants persistants et émergents a pour mission de développer un pôle d’excellence multidisciplinaire dédié à l’innovation en traitement in situ et au transfert de connaissances dans ce domaine.
Fondée sur un partenariat dynamique entre le milieu académique et les professionnels du secteur industriel, la Chaire mise sur une collaboration étroite pour relever les défis environnementaux liés à la présence de contaminants persistants et émergents dans les sols et les eaux souterraines du Québec.
Cette Chaire est le fruit d’une collaboration entre l’INRS et le ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs (MELCCFP), avec l’appui de TechnoRem, filiale du Groupe ABS.
Titulaire
Le professeur Richard Martel, ing., Ph.D., a plus de 40 ans d’expérience dans le domaine de l’hydrogéologie. Depuis 1996, il a contribué à mobiliser plus de 15 M$ en financement de recherche dédiés à l’étude des contaminants organiques dans des environnements géologiques complexes.
Ces travaux ont été menés avec une équipe multidisciplinaire et en collaboration avec de nombreux partenaires des secteurs public et privé.
Professeur à l’INRS depuis près de 30 ans, il a dirigé et codirigé de nombreux projets de recherche et de thèse portant sur le lavage in situ avec tensioactifs, la formulation de mousses de tensioactifs, l’oxydation chimique in situ, ainsi que la dégradation enzymatique in situ.

Contexte
Les sols et les eaux souterraines contaminés représentent un enjeu important du passif environnemental du Québec. Le gouvernement du Québec, les municipalités et les développeurs de projets doivent faire face à plusieurs défis, en raison de contaminations des sols et des eaux souterraines de plus en plus complexes, de l’émergence de nouveaux contaminants, du resserrement des exigences réglementaires et des enjeux accrus associés au développement durable.
Pour les organismes gouvernementaux, les urbanistes, les gestionnaires municipaux et développeurs de projets, la réhabilitation de sites contaminés s’avère au cœur de leurs préoccupations puisqu’elle représente une opportunité exceptionnelle de retombées sociales, économiques et environnementales pour l’ensemble de la population.
À l’ère du développement durable, les technologies de traitement in situ permettent une décontamination écoresponsable des sols et des eaux souterraines contaminés au Québec mais nécessitent des étapes de développement indispensables pour permettent le traitement efficace des contaminants émergents.
Objectifs
La Chaire permettra de développer de nouvelles connaissances et stratégies pour améliorer l’efficacité des procédés de traitement in situ des sols et des eaux souterraines contaminés et multiplier leurs applications. Les objectifs de la Chaire seront atteints grâce à un programme de recherche multidisciplinaire dans le domaine des sciences de la terre et par une collaboration entre universités et l’entreprise privée comprenant :
- Le traitement de polluants émergents et persistants dans l’environnement ;
- Le développement de technologies de traitement in situ novatrices et/ou l’amélioration de technologies existantes en fonction des particularités présentes au Québec (ex. : températures froides, régions éloignées, etc.) ;
- L’élaboration de méthodes pour le suivi de la performance des procédés de traitement in situ ;
- L’application de technologies de traitement in situ aux zones sources de -contamination (ex : liquides en phase non aqueuse (LPNA)) et aux zones de contamination en phase dissoute ;
- Le développement de connaissances et d’outils et la formation de futurs professionnels du Québec dans le domaine du traitement in situ ;
- La publications scientifiques (ex. : articles scientifiques, thèses, rapports techniques, etc.) ;
- L’organisation de conférences techniques publiques (ex. : Américana, Salon des Technologies environnementales, etc.) ;
- L’organisation de groupe de discussion et de tables rondes ;
- La production de documents techniques à l’usage du MELCCFP ;
- Association avec d’autres chercheurs d’institutions de recherche variées poursuivant des objectifs de recherches similaires ;
Cinq projets ont été sélectionnés par le comité technique de la Chaire de recherche :
- Développement et validation multi-échelle d’une barrière réactive perméable (BRP) par adsorption pour le traitement in situ de mélanges de contaminants organiques et métaux (sous la direction de Richard Martel, INRS)
- Développement de technologies d’immobilisation de PFAS dans les zones sources et les eaux souterraines contaminées (sous la direction de Maria Prieto-Espinoza, Polytechnique)
- Stratégie séquentielle de réhabilitation in situ : Technique du blocage de la nappe par mousse et mobilisation des LLPNA par gonflement via une émulsion alcool-dans-biopolymère (sous la direction de Richard Martel, INRS)
- Développement d’un système portable et économique d’injection dans des drains horizontaux (sous la direction de Richard Martel, INRS)
- Étude de la biodégradation des PFAS présents dans du sol et des eaux souterraines provenant du Québec (sous la direction de Tarek Rouissi, INRS)
Cette Chaire s’inscrit dans le cadre de la réalisation du Plan d’action 2023-2029 (pdf) de la Politique de protection des sols et de réhabilitation des terrains contaminés du MELCCFP.
Partenaires et collaborateurs
Près de 2 M$ ont été investis dans cette première phase de financement, répartie sur une période de trois ans, grâce notamment à l’importante contribution du MELCCFP, qui assure la majorité du soutien financier de la Chaire. Un prochain appel à propositions est prévu à l’automne 2028, au cours duquel environ 1 M$ seront attribués pour les deux dernières années du programme.
TechnoRem du Groupe ABS demeure le partenaire industriel principal de la Chaire. Toutefois, d’autres partenaires industriels souhaitant s’associer à un établissement universitaire peuvent dès maintenant communiquer avec l’équipe de la Chaire afin de respecter les échéanciers requis pour le dépôt de projets.
La Chaire accueille également de nouveaux partenaires désirant soutenir ses travaux. Une contribution financière peut servir à lancer de nouvelles initiatives ou à renforcer celles déjà en cours, sous réserve de l’accord des parties concernées.
Selon la nature des projets, certaines activités — notamment des démonstrations à l’échelle terrain faisant suite à des essais en laboratoire concluants — pourraient être admissibles au programme InnovEnSol du MELCCFP, conformément à son cadre normatif.
Vous êtes intéressés par les travaux de la chaire? Contactez le professeur professeur Richard Martel


