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27 février 2026
Mise à jour : 27 février 2026
La professeure Valérie Langlois publie un ouvrage accessible pour mieux protéger la nature.
Photo de gauche à droite : Fidji Sandré (chercheure postdoctorante au centre ETE), Valérie Langlois (professeure au centre ETE), Julie Couillard (associée de recherche au centre ETE), Annie Claude Bélisle (ancienne postdoctorante au centre ETE), Tuan Anh To (technicien au centre ETE), Marie-Pier Brochu (étudiante au doctorat au centre ETE), Marie-Lee Castonguay (ancienne étudiante au doctorat centre ETE)
Qu’est‑ce que l’ADN environnemental ? Comment le recueille‑t‑on ? Et pourquoi devient‑il un outil incontournable pour protéger nos écosystèmes ? C’est pour répondre à ces questions que la professeure de l’Institut national de la recherche scientifique (INRS), Valérie Langlois, en collaboration avec son équipe de recherche, publie le livre Décoder la nature : L’ADN environnemental au service de la biodiversité aux Presses de l’Université du Québec (PUQ).
« L’ADN environnemental sort aujourd’hui des laboratoires pour devenir un véritable outil d’aide à la décision. J’ai voulu écrire ce livre pour rendre cette science accessible à toutes et tous et encourager davantage les citoyennes et citoyens à s’en servir pour préserver nos écosystèmes. »
Valérie Langlois, professeure à l’INRS et spécialiste en toxicologie environnementale
Chercheuse de renommée internationale, basée au Centre Eau Terre Environnement de l’INRS, Valérie Langlois détient une Chaire de recherche du Canada et se consacre depuis plus de vingt ans à comprendre comment la pollution transforme nos écosystèmes.
Les séries policières ont bien montré l’importance de la collecte et de l’analyse de l’ADN humain pour élucider des crimes. L’ADN environnemental, lui, permet d’obtenir des indices tout aussi essentiels, mais sur les écosystèmes. À la manière de l’ADN humain que l’on peut retrouver sans que les individus soient encore présents, l’ADN environnemental renseigne sur les organismes qui traversent ou occupent un territoire.
Un simple échantillon d’eau, d’air ou de sol peut ainsi dévoiler quelles espèces fréquentent un endroit — le tout sans perturber la faune ni la flore. Aucun crime commis ici!
Vulgariser des concepts scientifiques complexes n’est pas une mince affaire… sauf peut‑être pour la professeure Langlois, qui maîtrise cet art grâce à ses ouvrages scientifiques destinés aux enfants.


Cette fois, en collaboration avec Annie Claude Bélisle, Marie‑Pier Brochu, Marie‑Lee Castonguay, Julie Couillard, Fidji Sandré et Tuan Anh To, elle propose au grand public de se familiariser avec l’ADN environnemental — un outil fascinant, utile et d’intérêt général. Déjà, cette approche commence à être utilisée par des ministères, l’industrie minière, des groupes de défense de l’environnement, ainsi que par des collectivités inuites et des Premières Nations.
Au sein de l’équipe, la participation à l’ouvrage a été l’occasion d’un véritable exercice de vulgarisation.
« Contribuer à la rédaction de ce livre a été un défi stimulant : il a fallu trouver les mots justes pour expliquer la biologie moléculaire à un large public. L’expérience m’a poussée à sortir de ma zone de confort et m’a rappelé à quel point la science est partout et accessible lorsqu’on la raconte clairement. »
Julie Couillard, associée de recherche, INRS


De son côté, la doctorante Marie‑Pier Brochu, qui a également contribué à l’écriture, met l’accent sur la transmission au grand public :
« La vulgarisation a toujours été au cœur de mon parcours. Pour moi, faire de la recherche, c’est aussi partager nos connaissances avec le grand public. Contribuer à un ouvrage collectif comme celui‑ci est une occasion rare et durable de le faire. »
Marie‑Pier Brochu, étudiante au doctorat en sciences de l’eau, INRS
L’ADN environnemental permet, en quelque sorte, de prendre le pouls de la nature. En analysant les minuscules traces que les plantes, les animaux ou même les microbes laissent derrière eux, on peut comprendre comment un milieu se porte et comment il réagit à ce qui l’entoure : pollution, changements climatiques, activités humaines, etc.
Cette approche offre un regard neuf sur ce qui se passe dans un écosystème : on peut y détecter des espèces qui prennent trop de place, repérer l’arrivée d’une maladie, ou encore voir comment certaines populations réagissent aux transformations de leur habitat. Ces informations servent ensuite à agir plus vite et plus justement — que ce soit pour protéger une espèce vulnérable, restaurer un milieu fragilisé ou mieux comprendre comment une maladie se transmet dans l’environnement.
En somme, l’ADN environnemental offre un levier scientifique concret pour comprendre, surveiller et protéger la biodiversité.
Avec Décoder la nature : L’ADN environnemental au service de la biodiversité, laissez‑vous surprendre par une technologie scientifique accessible, puissante et indispensable pour comprendre — et protéger — la vie qui nous entoure.
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