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L’INRS reçoit plus de 1,5 M$ pour sa collaboration au projet du Consortium Acuité-Qc

13 décembre 2021 | Audrey-Maude Vézina

Mise à jour : 13 décembre 2021

Financé à hauteur de 13,8 M$ par le MEI, ce projet en développement de médicaments est piloté par l’Université de Sherbrooke.

Pipette et tube à essaie

L’INRS possède des infrastructures de pointe et du personnel scientifique très compétent en chimie médicinale, en biophysique et en pharmacologie.

L’Institut national de la recherche scientifique (INRS) se voit octroyer un montant de 1,5 M$ pour sa collaboration au projet « Le Consortium Acuité-Qc : prédire et visualiser l’action du médicament ». Piloté par l’Université de Sherbrooke, ce projet reçoit un montant total de 13,8 M$ du gouvernement du Québec dans le cadre du deuxième appel de projets du Fonds d’accélération des collaborations en santé (FACS). Le ministre de l’Économie et de l’Innovation (MEI) et ministre responsable du Développement économique régional, M. Pierre Fitzgibbon, en a fait l’annonce aujourd’hui.

Ce projet d’envergure implique le professeur Steven Laplante de l’INRS, en tant que cocandidat. Expert dans le domaine des molécules thérapeutiques et d’outils pour étudier leurs propriétés, il contribuera à l’intégration précoce de techniques de biophysique de pointe pour guider la conception de banques de données de molécules appelées « chimiothèques ». 

« L’INRS possède des infrastructures de pointe et du personnel scientifique très compétent en chimie médicinale, en biophysique et en pharmacologie. Ce projet est l’occasion de mettre à profit non seulement nos expertises, mais aussi de fournir à nos étudiantes et étudiants l’occasion de se former dans un contexte particulièrement riche. »

Steven Laplante, coresponsable scientifique du Laboratoire de spectroscopie en résonance magnétique nucléaire


La découverte de médicament

Le Consortium Acuité-Qc vise la synthèse de chimiothèques basées sur la technologie DEL (DNA-encoded libraries) afin de bonifier l’offre de service dans le domaine de la recherche pharmaceutique au Québec et ailleurs. L’équipe multidisciplinaire de ce projet utilisera une technologie de synthèse innovante et tirera profit de l’intelligence artificielle et de l’apprentissage machine pour l’analyse de dizaines de millions de molécules selon leur intérêt pharmaceutique.

Tout au long du projet, les personnes qui y collaboreront pourront bénéficier des installations du Centre Armand-Frappier Santé Biotechnologie de l’INRS, dont de nouveaux laboratoires de résonance magnétique nucléaire, de biophysique, de chimie médicinale et de biochimie.

« La participation de l’équipe du professeur Laplante au projet répond à une priorité de l’INRS qui est de développer davantage le domaine de recherche interdisciplinaire de la découverte de médicaments. En effet, c’est en réunissant les forces vives du Québec que les chercheuses et chercheurs pourront réellement répondre aux objectifs du Consortium Acuité-Qc », soutient Claude Guertin, directeur scientifique par intérim.

Passer de cible thérapeutique à médicament requiert la découverte de composés tête de série ou « lead » de qualité. La nouvelle plateforme de développement de médicaments permettra d’analyser les données de chimiothèques qui allient des propriétés biologiques, physico-chimiques et de brevetabilité de haute qualité et qui couvrent des espaces chimiques variés.

Le Consortium Acuité-Qc regroupe l’Université de Sherbrooke, l’INRS, l’Institut de recherche en immunologie et en cancérologie de l’Université de Montréal, le Centre hospitalier universitaire Sainte-Justine et l’institut de recherche Mila, en plus de 18 partenaires privés. 

Mesure phare de la Stratégie québécoise des sciences de la vie 2017-2027, le FACS a pour but de soutenir des projets ambitieux qui stimulent les collaborations publiques et privées. En tout, quatre initiatives ont été sélectionnées au terme du deuxième appel de projets du FACS, lancé en juin 2020. Elles représentent des investissements de plus de 74 M$ sur trois ans, dont 35 millions en aides gouvernementales.