Retour en haut

Regards sur les violences subies par les femmes autochtones au Québec

17 décembre 2015 | Gisèle Bolduc

Mise à jour : 8 novembre 2020

La directrice du Réseau de recherche et de connaissances relatives aux peuples autochtones (DIALOG), la professeure Carole Lévesque de l’INRS, a contribué à l’analyse et à la rédaction du rapport Nānīawig Māmawe Nīnawind. Debout et solidaires. Femmes autochtones disparues ou assassinées au Québec, qui vient de paraître.

Les témoignages d’Autochtones provenant des communautés ou vivant en milieu urbain et ceux de membres des familles des femmes autochtones disparues ou assassinées ont permis de documenter les particularités de cet enjeu pour le Québec. Ils mettent en lumière les causes et les significations de la violence subie par les personnes autochtones, qu’elle soit structurelle, institutionnelle, familiale ou personnelle. 
 En vue de l’élaboration d’une stratégie adaptée aux réalités autochtones québécoises, les auteures du rapport proposent cinq pistes d’action :  
  • soutenir les familles au cœur de la tragédie des femmes autochtones disparues ou assassinées  
  • favoriser la collaboration entre les milieux autochtones et non-autochtones communautaires et urbains  
  • accroître la sensibilisation et l’éducation des Autochtones et des non-Autochtones quant à la place des femmes autochtones dans l’histoire et le monde autochtone contemporain  
  • miser sur la solidarité et l’entraide  
  • concevoir de manière participative une stratégie de prévention, d’accompagnement et d’intervention en matière de violence
 
Cette enquête, qui a bénéficié du soutien financier du ministère de la Justice du Québec et du réseau DIALOG, a montré notamment l’importance de combattre l’inaction et le silence et de sensibiliser le public et les décideurs à cette question. Une commission d’enquête nationale a d’ailleurs été annoncée très récemment par le gouvernement fédéral pour étudier la violence faite envers les femmes autochtones au Canada.