
Recherche étudiant·es ou stagiaires
Expertises
Décolonisation de la recherche, des institutions académiques et des espaces urbains
- Professeure adjointe
- Membre de l’Unité mixte de recherche INRS-UQAT en études autochtones
Courriel
marie-eve.drouin-g@inrs.ca
Centre Urbanisation Culture Société
385, rue Sherbrooke Est
Montréal (Québec) H2X 1E3
Canada
Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue
663, 1re Avenue
Val-d’Or (Québec) J9P 1Y3
Intérêts de recherche
- Éducation supérieure autochtone, pédagogies autochtones et pédagogies par le territoire;
- Expériences autochtones en milieu urbain, villes colonialistes et villes autochtones;
- Processus coloniaux et dé coloniaux dans les Amériques;
- Approches décoloniales;
- Méthodologies et épistémologies autochtones, méthodologies participatives et collaboratives, cartographies narratives;
- Québec, Canada, États-Unis et Amérique du Sud (contexte Andin).
Projets d’études ou stages offerts
Maîtrise
Doctorat
Storymap : «On est partout»: contre-cartographie de Montréal/Tiohtià:keDescription« Storymap » (cartographie narrative sur la plateforme ArcGIS Storymap) : «On est partout»: contre-cartographie de Montréal/Tiohtià:ke, mai 2021. Carte narrative qui présente le processus de recherche mené avec ces sept jeunes Autochtones de Montréal. Bien qu’elle soit ponctuée de la parole des participantes, il ne s’agit pas de présenter les résultats de leurs réflexions, mais bien la démarche participative qui nous a permis de co-créer de nouvelles connaissances concernant leurs relations dans et avec la ville. Les étapes du processus, les thématiques abordées, ainsi que les principes mis en place dans ce processus de recherche sont présentés. Public viséGrand public et autres chercheurs et chercheuses (pour la méthodologie). Coconstruction ou partenariatTravail réalisé avec 7 jeunes autochtones vivant à Montréal dans le cadre d’un processus de recherche collaborative réalisé avec la professeure Stéphane Guimont Marceau. Voir la publication : «On est partout»: contre-cartographie de Montréal/Tiohtià:ke |
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Carte interactive ConfluencesDescriptionCette carte présente le tissage, ou la confluence, de récits de jeunes Autochtones de Tiohtiá:ke/Moonyiang. Leurs récits individuels s’unissent pour raconter une histoire collective des expériences autochtones dans la ville, tout comme des perles assemblées dans un projet de perlage. La carte est une représentation artistique (par Fabienne Théorêt Jérôme), non-géoréférencée, de Montréal. Elle est interactive et en cliquant sur les fleurs qui représentent des thématiques et/ou leurs pétales qui représentent des sous-thématiques, on peut entendre des extraits des récits des jeunes qui ont participé au projet. Public viséGrand public, notamment la population de Montréal. Coconstruction ou partenariatLa carte présentée ici est issue d’un projet de recherche entamé en 2019 avec des jeunes de la communauté autochtone de Montréal/Tiohtiá:ke concernant leurs relations avec et dans la ville. Ce projet de recherche collaborative s’est appuyé sur la cartographie participative afin de partager leurs récits, expériences et connaissances de la ville et dans la ville, tout en provoquant l’analyse collective et la cocréation de nouvelles connaissances et perspectives. Au total, 18 jeunes, âgé.e.s entre 18 et 35 ans, ont participé au projet à travers des ateliers de cartographie et des entrevues semi-dirigées. Deux Aîné.e.s les ont accompagnés au cours des ateliers. Les jeunes provenaient des Nations Innu, Atikamekw, Kanien’kehá:ka, Anishnabe, Dene, Waban-Aki, Wendat, Inuit et Métis. Un comité de création formé de neuf jeunes ayant participé à la recherche s’est formé à l’automne 2021. L’analyse des récits recueillis a en partie été réalisée par ce comité. Projet réalisé avec la professeure Stéphane Guimont Marceau. En savoir plus : Carte interactive Confluences |
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Exposition virtuelle « N’oubliez pas que vous êtes des outardes »DescriptionExposition virtuelle dans le cadre du festival Présence Autochtone, pendant la pandémie de COVID-19 (d’où la présentation virtuelle à travers un « Storymap » (cartographie narrative sur la plateforme ArcGIS Storymap), août 2021. Cette exposition de photovoix est issue de cercles de partage réalisés en avril 2021 avec des membres de la communauté autochtone de Montréal/Tiohtià:ke provenant de différentes Nations. Les photos et leur légende ont été proposées par les participantes et participants pour alimenter la discussion concernant leurs liens avec la ville de Montréal et dans les espaces publics de la ville. Les photos et leurs légendes sont présentées par thématiques, puis dans une carte géoréférencée qui présente les lieux où les photos ont été prises, à Montréal. Public viséGrand public, population de Montréal, public du Festival Présences autochtones. Coconstruction ou partenariatLe processus de photovoix est une approche visuelle participative en recherche qui permet la coconstruction des connaissances entre les participant.e.s et avec les chercheur.euse.s. Voir la publication : N’oubliez pas que vous êtes des outardes ! |
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Exposition Aki Tipatcimo : raconter le territoire en rendant hommage à celles et ceux qui l’ont vécuDescriptionCette exposition multidisciplinaire allie peinture, tradition orale et poésie. Le projet est inspiré d’un poème de Mme Alice Jérôme, ainée Anicinabe de Pikogan, et de témoignages recueillis lors de l’atelier Aki Tipatcimo (raconter le territoire en anicinabemowin) réalisé en mars 2023 au Laboratoire de cartographie participative de l’UQAT. Les toiles exposées, soit huit grands portraits de personnes ainées autochtones, sont les œuvres de Mme Virginia Pesemapeo Bordeleau. Cette exposition vise à rendre hommage à celles et ceux qui ont vécu le territoire et sa dépossession et qui ont survécu aux multiples traumatismes qui en découlent. L’exposition a été inaugurée le 23 septembre 2024 dans le cadre de la semaine d’activités pour souligner la Journée nationale de la vérité et la réconciliation à l’UQAT. Elle s’est tenue jusqu’au 6 décembre 2024. Public viséCommunauté universitaire (UQAT) et grand public invité au lancement Coconstruction ou partenariatExposition issue des témoignage recueillis lors de l’atelier Aki Tipatcimo réalisé en mars 2023 au Laboratoire de cartographie participative de l’UQAT. Aki Tipatcimo signifie « raconter le territoire » en anicinabemowin et nous avons choisi ce titre pour l’atelier puisque ce sont ce que les cartes font : raconter le territoire depuis une perspective donnée. L’événement a permis de rassembler plusieurs dizaines de personnes d’horizons différents : membres de la communauté autochtone de Val-d’Or et des communautés de Kitcisakik, Lac Simon et Pikogan ; professeur.es de l’École d’études autochtones de l’UQAT et du Centre urbanisation, culture, société de l’INRS ; étudiant.es à la maîtrise et au doctorat de l’École d’études autochtones de l’UQAT ; membres du Service Mamawi Mikimodan et du Service de la Formation continue de l’UQAT ; représentant.es de la Ville de Val-d’Or ainsi que des citoyen.nes engagé.es de la région. L’objectif était d’entamer la conversation, d’encourager la collaboration et d’explorer les possibilités d’une réappropriation de l’espace urbain de la ville de Val-d’Or comme espace autochtone. Exposition réalisée en collaboration avec le Service Mamawi Mikimodan et le Laboratoire de cartographie participative de l’UQAT, ainsi qu’en collaboration avec les artistes autochtones Virginia Pesemapeo Bordeleau et Alice Jerome. Voir la publication : Lancement de l’exposition Aki Tipatcimo |
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Publications
Léonard, N., Drouin-Gagné, M.-E., et al. (2022). « Layers of settler urbanization and indigenous relational place-making: uncovering an ongoing palimpsest. » Urban Geography 44(2): 281-283. Doi.org/10.1080/02723638.2022.2129712
Drouin-Gagné, Marie-Eve, et Stéphane Guiomont Marceau. 2025. « Contre-cartographie narrative avec de jeunes Autochtones de Montréal/Tiohtià:ke. « Raconter » leurs territorialités pour les replacer dans la ville ». Revue d’études autochtones 53 (2): 49‑60.
Drouin-Gagné, Marie-Eve, Benoit Éthier, Rolando Iván Magaña Canul, et Adam Archambault. 2024. « Généalogie des lieux et corésistances autochtones : transmissions des savoirs territoriaux en contextes d’extractivisme de masse ». Revista Educación, Política y Sociedad 9 (2): 176‑214. https://doi.org/10.15366/reps2024.9.2.007.
Léonard, Naomie, Jennifer Buckell, Raphaëlle Ainsley-Vincent, Marie-Ève Drouin-Gagné, et Stéphane Guimont Marceau. 2023. « Layers of settler urbanization and indigenous relational place-making: uncovering an ongoing palimpsest ». Urban Geography 44 (2): 181‑83. https://doi.org/10.1080/02723638.2022.2129712.
Marceau, Stéphane Guimont, Jennifer Buckell, Marie-Ève Drouin Gagné, Naomie Léonard, et Raphaëlle Ainsley Vincent. 2023. « Settler Urbanization and Indigenous Resistance: Uncovering an Ongoing Palimpsest in Montreal’s Cabot Square ». Urban History Review 51 (2): 310‑33. https://doi.org/10.3138/uhr-2022-0035.
Blanchet-Cohen, Natasha, Marie-Eve Drouin-Gagné, et Daisy Bellefleur. 2022. « Favoriser le menuinniun : la voix des élèves innus sur l’identité et la réussite éducative à l’école québécoise ». Enfance en difficulté 9:33‑55.
Blanchet-Cohen, Natasha, Marie-Eve Drouin-Gagné, Emanuelle Dufour, et Véronique Picard. 2022. « Jeunesses autochtones: Se réapproprier la recherche pour mieux se représenter soi-même ». Revue d’études autochtones 51 (2‑3): 125‑35. https://doi.org/10.7202/1097383ar.
Drouin-Gagné, Marie-Eve. 2021. « Beyond the “Indigenizing the Academy” Trend: Learning from Indigenous Higher Education Land-Based and Intercultural Pedagogies to Build Trans-Systemic Education ». Engaged Scholar Journal 7 (1): 45‑65.
Cabot Square Photovoice Collective. 2019. « Re-centering Indigenous experiences of Montreal: a report on a photovoice project in Cabot Square ». Cahiers du CIÉRA 17:57‑77.
Fast, Elizabeth, et Marie-Eve Drouin-Gagné. 2019. « WE NEED TO GET BETTER AT THIS! PEDAGOGIES FOR TRUTH TELLING ABOUT COLONIAL VIOLENCE ». International Journal of Child, Youth and Family Studies 10 (1): 95‑118. https://doi.org/10.18357/ijcyfs101201918808.
Fast, Elizabeth, Zeina Ismail Allouche, Marie-Eve Drouin Gagné, et Vicky Boldo. 2019. « Indigenous Youth Leaving Care in Canada: Lessons from Our Past and Present ». In Leaving Care and the Transition to Adulthood: International Contributions to Theory, Research, and Practice, édité par Varda R. Mann-Feder et Martin Goyette, 243‑60. Oxford University Press. https://doi.org/10.1093/oso/9780190630485.003.0013.
Fast, Elizabeth, Marie-Ève Drouin-Gagné, Nahka Bertrand, Swaneige Bertrand, et Zeina Allouche. 2017. « Incorporating diverse understandings of Indigenous identity: toward a broader definition of cultural safety for urban Indigenous youth ». AlterNative: An International Journal of Indigenous Peoples 13 (3): 152‑60. https://doi.org/10.1177/1177180117714158.
Drouin-Gagné, Marie-Eve. 2016. « L’Université Interculturelle des Nations et Peuples Autochtones Amawtay Wasi. L’éducation supérieure autochtone peut-elle contribuer à la décolonisation de la société en Équateur ? » Cahiers de la recherche sur l’éducation et les savoirs 15:193‑216.
Drouin-Gagne, Marie-Eve. 2014. « Western and Indigenous Sciences: Colonial Heritage, Epistemological Status, and Contribution of a Cross-Cultural Dialogue ». Ideas in Ecology and Evolution 7:56‑61. https://doi.org/10.4033/iee.2014.7.12.c.