Un programme de mentorat étudiant pour briser l’isolement

23 février 2021 | Sophie Laberge

Mise à jour : 25 février 2021

En août 2020, le Service des études et de la vie étudiante a mis sur pied un programme de mentorat par les pairs offert à tous les nouveaux membres étudiants, même ceux hors Québec.

Avec pour objectif d’aider les nouveaux membres étudiants à s’intégrer dans la communauté universitaire, le nouveau programme de mentorat de l’Institut national de la recherche scientifique (INRS) a également permis de briser l’isolement causé par les règles sanitaires liées à la pandémie.   

« En effet, que ce soit à cause des cours donnés à distance, de la vie sociale très réduite dans les centres ou encore des interdictions de voyager pour les étudiantes et les étudiants hors Québec, nous voulions offrir un soutien par les pairs qui favoriserait les relations humaines, explique Yannick Machabée, responsable des Services à la vie étudiante. Depuis l’automne 2020, tous les nouveaux membres étudiants ont été jumelés à une ou un mentor. De plus, puisque nous encadrons les mentors, nous bénéficions de leurs observations pour améliorer les services d’accueil. »

Les nouveaux membres étudiants ont pu demander conseil à leurs collègues mentors sur le parcours scolaire et les processus administratifs. Le programme a été un succès dans les quatre centres de l’INRS, particulièrement pour les étudiantes et les étudiants internationaux. Lorsque possible, les responsables du programme ont jumelé les nouveaux membres étudiants avec des mentors au parcours similaire. En plus de discuter du volet universitaire, les étudiantes et les étudiants ont pu échanger sur les procédures d’immigration, le choix de logements et l’obtention de certains permis.

« J’ai eu plusieurs commentaires positifs en lien avec l’aspect pour et par les étudiants du programme de mentorat. Pour plusieurs mentors, il s’agit d’une occasion de partager leurs connaissances et d’aider les nouveaux étudiants de la manière qu’ils ont été aidés ou qu’ils auraient aimé l’être à leur arrivée », rapporte Héloïse Roy, chargée de projets – recrutement et médias sociaux, qui supervise le programme pour le Centre Urbanisation Culture Société.


Anusha Atmakuri, nouvelle étudiante

Le programme de mentorat a été conçu pour accompagner les membres étudiants ainsi que pour leur permettre de créer un réseau de connaissances à l’INRS et d’intégrer la vie universitaire, malgré la distance. Parmi les étudiantes et étudiants qui ont vu leur arrivée au Québec retardée à cause de la pandémie de COVID-19 : Anusha Atmakuri, mentorée par Margherita Martini, toutes deux du Centre Eau Terre Environnement.

« En raison de la pandémie, j’ai dû commencer mes cours à distance en mai 2020, depuis l’Inde, mon pays d’origine. J’ai pris part au programme et ma mentore, Margherita Martini, m’a aidée à comprendre le fonctionnement de l’hébergement, les règles de l’INRS et à découvrir la ville de Québec en général. »

Anusha Atmakuri, étudiante au doctorat en sciences de l’eau sous la direction du professeur Patrick Drogui
Anusha Atmakuri, doctorante

« Je suis finalement arrivée à Québec le 3 janvier 2021. Après une quarantaine de deux semaines, j’ai rencontré ma mentore et j’ai exploré la ville, poursuit l’étudiante. Je pense que ce programme de mentorat est un bon pont entre les nouveaux étudiants et l’INRS. Cela permet de répondre à toutes les questions qu’elles ou ils pourraient avoir. »


Entraide et coopération

Sa mentore, Margherita Martini, a beaucoup apprécié cette expérience qui s’est révélée être un échange mutuel de coopération et d’entraide, en cette période de pandémie. « Pendant le trimestre d’hiver, Anusha était la personne avec laquelle j’avais le plus d’interactions. La situation n’était évidemment pas facile, puisqu’elle a commencé son doctorat à distance, mais j’ai l’impression que ça a rendu le mentorat beaucoup plus significatif, résume-t-elle. Il fallait essayer de lui expliquer ce pays inconnu, le Canada, et le monde universitaire au Québec. Ce n’est pas facile de comprendre quelque chose que vous ne voyez pas. La communication a joué un rôle important; je devais peser mes mots pour lui donner une idée réaliste, sans embellir les choses et sans l’effrayer. »

Margherita Martini, mentore

Cette expérience a aussi touché Margherita Martini au-delà de son rôle. L’étudiante au doctorat en sciences de la Terre, qui travaille sous la direction du professeur Pierre Francus, est elle-même arrivée au Québec il y a quelques années pour étudier à l’INRS.

« Je me suis reconnue dans ses inquiétudes et dans ses aspirations. Il ne s’agissait pas uniquement de commencer des études, mais de changer de pays et de découvrir une nouvelle culture. Et, pour Anusha qui est finalement arrivée début janvier, d’apprivoiser la neige et le froid. J’étais très heureuse de partager ça avec elle. »

Margherita Martini, mentore


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